‹ Les affections parasyphilitiques [electronic resource]Chapitre 2 sur 68 · I. — Pour la syphilis acquise · texte numérisé non relu

I. — Pour la syphilis acquise

la syphilide pigmen taire ;

l'hystéro-neurasthénie aiguë de la période secondaire;

les diverses manifestations neurasthéniques d'une étape plus avancée; l'iiystéro-syphilis ; le tahes;

la paralysie générale;

une forme spéciale d'épilepsie ;

une forme spéciale d'atrophie musculaire.

n. — Et, pour la syphilis héréditaire :

de nomhreux troubles dystrophiques généraux ou ])artiels : malformations organiques; malformations dentaires notamment ; — arrêts ou retards du développement physique et intellectuel ; — infantihsme, voire nanisme peut-être; — cachexie native, inaptitude native à la vie, etc., etc. ;

le rachitisme;

l'hydrocéphalie;

certains cas de méningite simple du jeune âge ;

peut-être bien certains cas d'épilepsie vraie;

sûrement, en tout cas, le tabès juvénile;

et la paralysie générale juvénile.

Sans compter que celle liste est bien probablement destinée, au train dont marchent les choses à s'enrichir d'acquisitions nouvelles.

1" C'est, d'autre part, que les manifestations de

AFFECTIONS PABASYPHILITIQUES.

cet ordre comportent une gravité particulière en raison de ce grand fait sur lequel nous allons insister dans un instant, à savoir qu'elles ne sont pas influencées thérapeuliquement par les remèdes spécifiques à la façon des accidents syphilitiques proprement dits. Elles sont réfractaires à ces remèdes, chose presque inouïe dans la syphilis. Elles ne guérissent ni par le mercure, ni par l'iodure. Or, de cela vous préjugez les néfastes conséquences, alors qu'il peut s'agir et qu'il ne s'agit que trop souvent de déterminations morhides à pronostic hors de pair, telles, par exemple, que la paralysie générale et le tahes.

Aussi hien, pour les deux raisons qui précèdent, les affections parasypliilitiques composent-elles une part et une part importante, considérable, de l'entité morbide dite syphilis. A aucun titre et sous aucun prétexte on ne saurait les distraire du cadre de la syphilis, car c'est la syphilis qui leur sert de cause première et de facteur originel. C'est elle qui en est responsable étiologiquement. Elles se rattachent à la syphilis, dirai-je, comme les rameaux à la souche. Que penserait-on, pour prendre une comparaison par analogie, d'un patliologiste qui, ayant à décrire les états infectieux, exclurait de leur histoire les néphrites infectieuses? Que penserait-on d'une monographie de la scarlatine où l'auteur passerait sous silence les terminaisons urémif[ues, sous prétexte que ce ne sont ])lus la, à proprement pai ler, des accidents scarlalineuxi:'

INTÉnRT DR LA QUESTION.

Une maladie, quelle qu'elle soit, est un ensemble morbide composé de tous les accidents qui peuvent surgir de son fait, à l'exclusion, bien entendu, des complications dûment étrangères qui viennent parfois se greffer sur elle.

Eh bien, appliquons à la syphilis cette vérité banale, et tout naturellement nous serons conduits à reconnaître ceci :

Que la syphilis ne se compose pas seulement de l'ordre d'accidents bien connus que l'évidence même a rangés dans son cadre et qui sont reliés entre eux par un caractère commun, caractère qu'on a prétendu même élever au rang de critérium distinctif, à savoir la curabilité sous l'influence de certains remèdes dits « spécifiques » ;

Qu'elle comporte, en outre, des accidents d'un autre ordre, qui, pour n'avoir plus ce qu'on a appelé l'allure, la physionomie spécifique, pour ne pas obéir, comme les précédents, à l'action du mercure ou de l'iodure, ne s'en rattachent pas moins à elle comme origine, comme cause première, et ne font pas moins partie intégrante de son bilan pathologique.

Or, ces derniers accidents sont précisément ceux auxquels nous avons donné le nom de parasyplii- Utiques^ et dont je me propose d'entreprendre actuellement l'étude devant vous.

AFFECTIONS PAIIASVPHILITIQUES.

Deux caractères principaux établissent ou, disons mieux, semblent établir une ligne de démarcation bien tranchée entre les affections syphilitiques proprement dites et les affections parasyphilitiques.

I. — D'une part, en effet, les affections parasyphilitiques ne relèvent pas exclusivement et nécessairement de la syphilis comme cause, tandis que les accidents syphilitiques proprement dits ne dérivent jamais que de la syphilis, reconnaissent toujours et fatalement la syphilis comme facteur originel. Pas de plaque muqueuse, par exemple, pas de gomme sans syphilis antérieure, acquise ou héréditaire. Tout au contraire, le tabès, la paralysie générale, la neurasthénie, l'hystérie, le rachitisme, l'infantilisme, les malformations natives, etc., que la syphilis s'approprie si fréquemment au titre de manifestations parasyphilitiques, peuvent également se produire en dehors et indépendamment de tout antécédent de syphilis, de toute tare syphilitique.

II. — D'autre part, les affections parasyphilitiques ne sont pas influencées par le mercure et l'iodure de potassium comme le sont les aff'eclions syphilitiques vraies. C'est-à-dire que le mercure et l'iodure de potassium n'exercent pas sur elles.

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