‹ Les affections parasyphilitiques [electronic resource]Chapitre 3 sur 68 · CARACTÉRISTIQUE · texte numérisé non relu

CARACTÉRISTIQUE

comme sur les autres déterminations usuelles de la syphilis, cette action répressive et curative si manifeste, si intense, si rapide, qu'on a pu la donner (non sans exagération toutefois) comme un véritable critérium de spécificité syphilitique'.

Aussi bien. Messieurs, avez-vous déjà, sans nul doute, préjugé les objections qui ne pouvaient

I. Toutefois, que l'on n'exagère pas ma pensée. Je ne dis pas que le mercure et l'iodiire soient absolument et radicalement dépourvus de toute influence sur les airectious parasyphilitiques ; je dis simplement (ce qui est tout autre chose) qu'ils n'exercent pas sur elles une action comparable à celle qui leur est babiluelle visà-vis des autres accidents de la diathèse, vis-à-vis des accidents syphilitiques vrais.

Deux choses, en effet, sont possibles en l'esjjèce.

Tantôt les agents dits spe'cifiques restent sans aucune infliuence sur les affections parasyphililiques. — Ce cas, malheureusement, n'est que trop commun.

Tantôt, au contraire, ils peuvent agir sur elles, mais comment? D'une façon toujours très lente, traînante, très amoindrie par rapport à ce qu'elle est en des cas d'autre genre, au total toujours incomplète et insuffisante. Nulle comparaison à établir, à ce point de vue, par exemple entre l'influence thérapeutique que lesdlts remèdes parviennent (et quelquefois seulement) à exercer sur le tabès et celle qui leur est usuelle vis-à-vis d'une exostose ou d'une gomme. Il y a un abîme de l'une à l'autre. On croirait vraiment (et telle est d'ailleurs peut-être la vérité) que, même dans les cas où ils aboutissent à modifier quelque peu les affections parasyphililiques, ces remèdes n'agissent sur elles que d'une façon en quelque sorte îiidirecte, médiate, c'est-à-dire par l'entremise, par l'intermédiaire de la diathèse, ou, en autres termes, qu'ils ne les modifient qu'au prix d'une modification préalable à exercer sur la source morbide dont ils dérivent. Mais n'importe l'interprétation, les faits subsistent; et, je le répète, au ])oint de vue qui nous intéresse pour l'instant, la clinique établit entre les résultats de la thérapeutique spécifique sur les affections syphilitiques proprement dites et les résultats de cette même thérapeutique sur les affections parasyphilitiques une différence formelle, profonde, considérable, qui ne saurait être méconnue.

AFFECTIONS PAnASVPHlLITIQDES.

manquer d'ôlre formulées contre la doelrine des a fFec lions pa ra sy pb i 1 i tiques .

A ceux qui, au nom de la logique et de l'observation, s'efforcent de rallacber à la sy|)liilis les manifestations de cet ordre, on a dit déjà et bien des fois : « Mais de telles manifestations n'ont rien à voir avec la sypbilis ; ce ne sont pas là des produits de la sypbilis. Et la preuve en est que, d'une part, on les rencontre souvent cbez des sujets non entacbés de sypbilis, et que, d'autre part, elles ne guérissent ni par le mercure, ni par l'iodure. Donc, la sypbilis n'y est pour rien, etc. ».

Telles sont, en effet, les deux objections auxquelles nous nous beurterons invariablement, à propos de cbacun des types d'affections parasypbilitiques que nous rencontrerons dans l'exposé qui va suivre. Ces objections, j'aurai à les discuter en détail dans les divers cbapitres qui constitueront cette étude. Je puis donc, quant à présent, me borner à y répondre d'une façon générale en disant ceci :

1° Que le fait, pour un symptôme ou un syndrome clinique, de se produire en debors de la sypbilis n'implique en rien que la sypbilis ne soit pas capable de s'approprier ce symptôme ou ce syndrome et d'en faire, bien que banal, une manifestation à elle, une expression à elle. De cela, en vérité, la preuve est plus que facile à donner. Ne voyons-nous pas à tout moment la sypbilis emprunter tel ou tel symptôme à la patbologie la plus

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