MORT SANS LÉSIONS
sie, en effet, n'apprend rien, ne révèle rien qui soit de nature à expliquer la mort.
Vainement on explore un à un et avec le plus grand soin tous les organes, on ne trouve rien qui rende compte de la terminaison fatale. On ne trouve rien, je le répète, et cela ni sur la table d'amphithéâtre, ni dans le laboratoire de l'histologiste.
C'est Cl n'y pas croire; et, tout le premier, longtemps je me suis refusé à y croire. Je m'accusais; je me disais : « C'est là une autopsie mal faite; je n'y ai pas vu ce que j'aurais dû y trouver ». Mais c'est qu'avec une plus longue expérience je n'en ai pas moins abouti au même résultat négatif. C'est que les pièces de ces autopsies muettes, soumises au contrôle histologique d'hommes ultra-compétents, tels que MM. Balzer, Darier et autres, étaient trouvées normales ! En sorte qu'en fin de compte j'en suis arrivé, pour ma part, à cette conviction, que nombre d'enfants héré do-syphilitique s meurent