HYDROCÉPHALIE
l'intérêt pratique qui s'y rattache et que vous apprécierez dans un instant.
L'hydrocéphalie, nous venons de l'étabhr^ constitue une manifestation desyphihs héréditaire. D'autre part, il se peut (comme l'a établi M. d'x\stros, à qui j'emprunterai ce qui va suivre) que cette hydrocéphalie soit chronologiquement la première manifestation apparente de l'hérédité infectieuse. De là, conséquemment, une déduction d'ordre pratique : C'est qu'un enfant affecté d'hydrocéphalie (en l'absence même de tout autre symptôme) est tout au moins un enfant suspect de syphilis; donc, il y a lieu, si cet enfant est allaité par une nourrice, de lui supprimer sa nourrice^ et cela parce qu'un jour ou l'autre il pourrait l'infecter.
Et, en effet, si l'hydrocéphalie n'est en rien dangereuse par elle-même pour la nourrice, elle n'en constitue pas moins le témoignage (au moins possible) d'une infection peut-être destinée à se traduire un jour ou l'autre par d'autres symptômes spécifiques, lesquels ne manqueront guère d'être contagieux. De fait, donc, la nourrice d'un enfant hydrocéphale se trouve menacée.
Et cela, messieurs, n'est pas une crainte chimérique, imaginée dans les rêveries du cabinet. Écoutez, pour vous convaincre du contraire, l'observation que voici.
Une belle enfant d'un mois, née de parents inconnus, est admise le 5 novembre 1890 dans le service de M. d'x\slros. Comme elle ne présente rien
AFFECTIONS PARASYPHILITIQUES,
d'anormal, notamment aucun stigmate de S3/pliilis, on lui donne une nourrice.
En décembre, commence à se manifester une hydrocéphalie, qui s'accentue rapidement.
Le lo février, début de plaques muqueuses, qui
deviennent absolument caractéristiques. On
fait cesser immédiatement l'allaitement au sein, et l'enfant est nourri au lait d'ânesse.
Et néanmoins, le 28 février, après l'incubation la plus classique, apparition sur la nourrice d'un chancre du sein, qui se développe, qui détermine une adénopathie axillaire, et qui est suivi, vers le 25 mai, d'une explosion secondaire assez intense (céphalalgie, roséole, plaques muqueuses de la gorge, puis psoriasis palmaire, etc., etc.).
Quel enseignement! Convenez que j'aurais été mal inspiré de laisser passer sans une mention spéciale un fait de cette importance pratique et un fait aussi peu connu — disons mieux, aussi ignoré — que celui-là.
XTJX
Méningite parasyph ilitique.
Nous venons d'être conduits, de par la clinique et l'analomie pathologique, à distinguer chez les cnflints entachés d'hérédo-syphilis des hydrocéphalies de deux ordres, l'une directement syphili-