‹ Les affections parasyphilitiques [electronic resource]Chapitre 54 sur 68 · I. V. D' i\fiiiic, ouvrage cilr, p. lou · texte numérisé non relu

I. V. D' i\fiiiic, ouvrage cilr, p. lou

FOUHNIEII. — Àlfccl. parnsjphil. 22

AFFECTIONS PAIUSYPHlLITIQUtS.

L'hérétlo-syphilis est-elle ou non susceptible de servir d'origine à quelques-unes des afifections parasyphilitiques que nous avons vues dériver de la syphilis acquise?

Je débuterai par un aveu. C'est que, sur plusieurs des points qui devraient composer le chapitre actuel, nous sommes bien pauvres en documents précis, complets, suffisants. Il y a du reste motif et excuse à cela. Veuillez ne pas oublier que le sujet dont nous parlons est absolument neuf; nous n'en sommes encore qu'à ouvrir la tranchée. D'une part, en effet, la question de l'hérédo-syphilis, en ce qui concerne l'hérédité tardive, n'est que de date toute contemporaine; et, quant à celle désaffections parasyphilitiques, d'autre part, elle est, pour ainsi dire, née d'hier.

N'importe, cependant. Voyons le peu que nous savons, et, si nous ne pouvons résoudre tous les problèmes qui vont actuellement surgir, ayons au moins le mérite de les poser.

I- — Pour la neurasthénie d'origine hérédosyphihtique, tout reste à faire. Je confesse, en ce qui me concerne, une disette absolue de documents. — Disons toutefois que M. le professeur Kowalewsky (de Charehow) admet, à côté de la neurasthénie par syphilis acquise, une neurasthénie syphilitique héréditaire

I. Ni'urnsilicnlc uni Syph'iUs^ Ccntralblall fiir Ncrvculicilkunde und Psycliialric, i8g3.

HYSTÉniE HÉRÉDO-SYPIIILITIQUR.

n. — Je tiens pour très vraisemblable que l'hérédité syphilitique sera inscrite quelque jour et inscrite en bon rang clans l'étiologie de X hystérie. Mais nous manquons de travaux sur la question, qui paraît n'avoir pas encore appelé l'attention des neurologistes.

Je dispose bien d'un certain nombre d'observations relatives à des sujets qui, issus de parents syphilitiques, ont présenté tels ou tels symptômes non douteux d'hystérie. Plusieurs médecins m'ont aussi relaté des cas de cet ordre. Comme exemple, je tiens d'un confrère distingué, le D"" P. Portalier, un fait intéressant dont voici le sommaire. Un jeune homme, né d'un père syphilitique, fut affecté, vers l'âge de quinze ans, d'une toux hystérique, laquelle dura six semaines et disparut subitement (ainsi d'ailleurs qu'elle était apparue). Plus tard, ce même sujet présenta des accès alternants d'anorexie absolue et de boulimie, sans parler de crises non moins singulières de pol'ydipsie et de polyurie. En outre, il constitue, paraît-il, « un type accompli d'hystérique de par les irrégularités de sa vie, ses exagérations d'actes et de paroles, ses caprices, sa mobilité d'impressions, sa versatihté d'humeur, sa tendance à de continuels et sots mensonges dont il nepeuttirer aucun profit, etc., etc. »

Mais une poignée de faits ne saurait suffire à juger la question, surtout par rapport à une aflection dont l'étiologie est si complexe et si variée, non moins que sujette à de continuelles surprises. Force

AfFRCTIONS PAU ASYlMIII.ITinLI'.S.

donc nous est de suspendre tout jugement et d'en iippeler à dos observations ultérieures.

m. — Pour X c'pilepsie^ la question est encore plus complexe et de solution bien autrement délicate; vous allez en comprendre le pourquoi.

Ce n'est pas, à coup sûr, que les observations d'épilepsie bérédo-sypliiUtique fassent défaut. Loin de là, elles abondent. Tout le monde en a cité, tout le monde en a vu, et vous en trouverez une nombreuse collection dans mon livre sur la syphilis héréditaire tardive.

J'ai même, dans ce livre, établi une classification nécessaire des observations produites comme exemples d'épilepsie par syphilis héréditaire, en les ramenant à deux types : le type de l'épilepsie pure et simple^ exemple de tout autre trouble cérébral ; — et le type de l'épilepsie associée^ c'est-à-dire combinée à d'autres phénomènes céré- ])raux'.

Ce second type n'étant pas en question ici, laissons-le de côté, et parlons simplement du premier, le seul qui nous intéresse pour l'instant.

Eh bien, oui, il est des cas où ce que réalise l'hérédité syphilitique se présente sous la forme de simples accidents épilepliques, c'est-à-dire où toute la scène morbide se réduit à ceci : une succession de crises épilepliques, et rien de j)lus.

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