‹ Les affiches illustrées (1886-1895) Ouvrage orné de 64 [i.e. 72] lithographies en couleur et de cent deux reproductions en noir et en couleur d'après les affiches originales des meilleurs artistesChapitre 21 sur 241 · I- Steinler · texte numérisé non relu

I- Steinler

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i. BOUDET, Kuitei'k

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de la composition était forme par le grand escalier de l'Opéra, où se portait la foule.

M. Grava dessiné bien d'autres affiches, parmi lesquelles il est bon de

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— Eludes de mœurs farPajol. Créations nouvelles, réalités ;

— Lo'ie Fuller à cheval; — La Lune à Paris; — Le Meilleur des pétroles; — Luchon. la Reine des Pyrénées; — Miss Dollar; - Bal de la Grenouillère; — Le Salon du Cycle;

— une Espagnole , pour le Cirque d'Eté; — le Casino de Paris; — Trianon Concert; — Dalbx, pour le Cirque d'Été; — Chaumière Tivoli; — Hé! Cocher, chez Michaut.

ÏZINE

Fac-similé d'une affiche dessinée par Grasset.

Du cabaret du Chat noir, les ombres, qui existaient d'ailleurs depuis bien longtemps aux fêtes données à l'École polytechnique, ont passé successivement dans différents établissements montmartrois. 11 était tout simple que l'affiche contemporaine leur fit accueil.

M. H. Grlx a dessiné pour elles trois placards pleins d'humour: l'un

sert d'annonce aux Décadent' s concert . l'auteur y a t'ait intervenir des physionomies connues; l'autre représente une scène de Poléon-Revue en 38 tableaux, que le Cale des Décadents offrait à ses habitues et dont l'auteur est M. Grùn lui-même; le troisième, plus complet encore que les deux premiers, est destiné à faire connaître le Cabaret artistique du Cm- il l<>n.

Dans ces placards curieux et bien composes, les personnages très vivants s'enlèvent en silhouettes sur le blanc du papier.

M. Grûn a. pour les procèdes qu'il emploie, une prédilection particulière: outre les trois affiches mentionnées ci-dessus, il a publié récemment un placard pour une Société d'assurances pour ou contre les accidents cyclistes; ce placard a pour titre : Heureusement, je suis assuré!

La femme est, comme on dit. mon maître.

Un certain animal difficile à connaître...

M. E. Grasset la voit dans le passe. Elle est auréolée et n'inspire que

le respect.

Jules Chéret l'imagine pleine de grâces et de séductions, elle ne voile

de ses charmes, et elle en a. que ce qu'il faut pour qu'on désire en voir

davantage; c'est une femme savante en l'art de plaire.

l.a femme de A. Willette est plus jeune, c'est presque une enfant: elle est pervertie déjà, mais il lui reste comme un vague parfum d'ingénuité qui la rend plus désirable.

Les années sont venues, au milieu de la pratique des affaires sérieuses, à la femme que montre II. de Toulouse-Lautrec. Celle-là ne croit plus à rien, elle est accablée de lassitude, elle a tout vu. elle sait tout. L'hôpital la guette, la pauvre!

Reste la •■ petite femme ». Celle-là n'est ni la femme de Chéret. ni celle de Willette, ni même celle de Toulouse-Lautrec. Elle n'appartient pas souvent au théâtre, elle ne vil pas inévitablement dans les ateliers d'artistes, elle ne fait pas séjour obligé dans les brasseries louches; elle est cependant candidate à ces divers emplois.

M. A. Guillaume s'est constitué l'historien de la >■ petite femme ».

34 Rue de Provence

G BOUDET. Editeur

Imprimerie CHAIX

Dans cet ordre d'idées, nul mieux que lui ne sait poser sur une tête mutine les ailes d'une libellule. L'aigrette de jais que le moindre souffle agite- nul ne sait comme lui laisser voltiger, sur un front rayonnant de jeunesse, les mèches folles de cheveux blonds ou bruns: nul encore n'a mieux appris ee que valent en l'ajustement féminin la dentelle légère, le ruban flottant, l'étoffe soyeuse.

Ce qui donne aux œuvres de M. Guillaume leur caractère séduisant,

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