‹ Les affiches illustrées (1886-1895) Ouvrage orné de 64 [i.e. 72] lithographies en couleur et de cent deux reproductions en noir et en couleur d'après les affiches originales des meilleurs artistesChapitre 23 sur 241 · I.\ii-i:i.mi:i;ii CIL\I · texte numérisé non relu

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Ses œuvres sont déjà nombreuses, je voudrais en dresser la liste ou plutôt signaler particulièrement les suivantes :

Extrait Armour (hercule): -- Le Vin d'or (fort de la Halle); -- Chapellerie Dclion; — Chaussures Fretin; — Old England Taylors; — La Statue du Commandeur: -- Ducreux et Giralduc; -- Ambassadeurs. Duclere: - Chambot. Les Déclassés; - L'Œuvre de Rabelais à la Splendide Taverne: — Fernand Clément. Bicyclettes : — Le PôleNord; — Bicyclettes Peugeot. Succès sans précédent : ■- P'tiles femmes: Manufactures de chaussures, maison Bourdais à Tours: -- Parfumerie Diaphane: — Gigolelte: -- Tout-Bordeaux : — Cycles Vincent fils;

- La Mauresque; -- Fine Champagne; — Bière Saint-Germain; - Elixir dentifrice : — Lait pur et Crème de Bernouville; -- Muscat du monastère Karlovasti; — Eau minérale de Vichy-Saint-Vorre; — Eau minérale de Couzan; — Grands vins mousseux. A. Flcury: - Liqueur Feuillantine: — Rhum St-Patrice: — Robur quinquina : — Grog Dupit; — Maison Bernot frères. Charbons de bois; — Casino des lilas. Bordeaux: Imprimerie Camis (cette dernière en commun avec

M. Tamagno).

Arrêtons-nous un instant à M. Guydo, dont le véritable nom est. je crois, Guillaume Le Barrois d'Orgeval.

M. Guydo s'est forme lui-même. Fanatique du crayon, il s'est vu, fort jeune, ouvrir les portes du Tri boulet et du Cycle, où l'on trouve de lui des compositions agréables. Le dessin de M. Guydo est simple et révèle un goût sur. Il a fait pour M. Bataille plusieurs affiches destinées aux cafés-concerts, notamment : Aimée Aymard; — Violette Dechaume; le Petit Casino; — je les signale seulement, mais je voudrais dire un mot de celle qu'il a composée pour le Chocolat Devinck.

C'est une vue des quais de Paris, avec le pont des Saints-Pères comme fond: on se sent bien là en plein air. Charmante dans sa gentille robe verte, une jeune fille a fait provision de la précieuse pâte alimentaire;

le nez au vent, elle suit sa route, grignotant en conscience une tablette

qui lui a été offerte « par-dessus le marche •. Tout cela est bien compris,

d'une couleur aimable et d'une forme gracieuse. Si M. Guydo se dirigeait résolument du côté de l'affiche, j'ai la certitude qu'il deviendrait

CheiûinS de fer P.L.M. un excellent décora-

teur.

Le nom de M. E.

Hom:h est peu connu.

Il a dessine, en s' aidant des procédés de M. G. Bataille, un portrait de lluld.i.

pour l'Eldorado. Ce portrait doit être mentionné.

Voici des affiches simili - .7. i u. 7 relies.

M. Hugo d'Alési, leur auteur, après avoir dessiné quelques compositions pour les bals ou les cafés-concerts, a pensé que la nature deson talent le portait plus spécialement vers l'étude directe du « site ». 11 a produit ainsi aux Irais de la compagnie du chemin de fer de Lyon des affiches pour : L'hiver à Nice; — le Mont Ruse: le Chemin de fer à crémaillère d'Aix-les-Bains .tu mon/ Revard; — Le Puy; Excursions au Mont-Blanc;— la Turbie; Uriage-les-Bains ; — Paris el Zermath. Le mont Cervin: — Aix-les-Bains; le Lac de Thoune.

Fac-similé d'une ailiche dessinée par Hugo d'Ali si.

Fac-similé d'une affiche dessinée pai Albert Guillaume, (('amis, imp.)

Le Chemin de 1er de I'Est lui a demandé d'annoncer ses Voyages en Suisse et en li.ilie: aussi son itinéraire pour la Suisse orientale et li Haute-Engadine.

Pour la Compagnie du Midi, il a dessine les Pyrénées.

Pour la Compagnie d'ORLÉANS : les Plages de Bretagne; — ■ les Excursions en Auvergne; - l.t Creuse et l'Indre.

Pour la Compagnie de L'Ouest : Dieppe.

Je ne veux pas oublier l'affiche de M. Hugo d'Alési pour le journal Germinal, pas plus d'ailleurs que les placards du Palace Théâtre et de l.i Scala représentant Mademoiselle Duparc, j'y ajouterai ceux des Excursions à prix réduits, de la Tour métallique de Fourvières, et de Saint-Honoré-les-Bains.

Si les Chambres n'étaient pas si occupées, je les supplierais de jeter les veux sur les symbolistes et les impressionnistes. Voilà certainement des

gens qui, abandonnés à eux-mêmes, pourraient devenir un danger public. Ils sont les anarchistes de l'art.

11 y a trois ans seulement que M. Henri-Gabriel Ibels a été sollicité

par l'afliche. La première qu'il ait produite est celle du Mévisto, du concert de l'Horloge, un pierrot en pied, qu'on appelle, je crois. ['Entrée en scène. Cette affiche est restée longtemps la pièce maîtresse de son œuvre; il l'a dépassée maintenant, en publiant le Mévisto, du concert de la Scala. plusieurs lois reproduit et toujours remarqué: c'est la banlieue parisienne dominée par une usine couverte de tuiles rouges et dont les cheminées fumantes montrent l'activité. Au loin, un travailleur courbé remue le sol; plus près, suivant un aride sentier, un soldat s'éloigne de l'usine et. songeur, rentre à la ville: plus près encore, un ouvrier gouailleur et llémard, assis sur l'herbe, allume sa pipe. Au premier plan. Mévisto contemple ce spectacle. Aucun des personnages ne parle, mais il serait facile de traduire la pensée qui les agite.

C'est par dus moyens d'une grande souplesse, par un trait à peine

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