‹ Les affiches illustrées (1886-1895) Ouvrage orné de 64 [i.e. 72] lithographies en couleur et de cent deux reproductions en noir et en couleur d'après les affiches originales des meilleurs artistesChapitre 53 sur 241 · AM0I0AT ANTISÉMITE · texte numérisé non relu

AM0I0AT ANTISÉMITE

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Les Juifs ne sont grands.que parce que

nous sommes à genoux ! .

LEVONS ^lOUSÏ

Ils sont cinquante mille à bénéficier seuls du travail acharné et sans espérance de trente millions de français devenus leurs esclaves tremblants .

Il n'est pas question de religion . le Juif est d'une race différente et ennemie de la nôtre... ,

Le JUDAÏSME voilà I ennemi f En me présentante vous donne l'occasion de protester avec moi contre la tyrannie Juive. Faites le donc.quand çà ne serait que pour l'honneur!

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Pierrot

Willette 7S rill Rnhchwirt

Fac-similé d'une affiche dessinée par A. Willette.

Dans le bas de l'affiche se trouvait : « Le vaisseau le « Pradier- Bayard « emportant à l'Assemblée nationale les innombrables suffrages babordisés par lui. »

Au mois de janvier [883, ce fut un événement mémorable que la proclamation du prince Napoléon à ses concitoyens : « La France languit.

« Quelques-uns parmi ceux qui soutirent, s'agitent.

« La grande majorité de la nation est dégoûtée. Sans confiance dans « le présent, elle semble attendre un avenir qu'elle ne pourra obtenir que « par une résolution virile. »

Cela se poursuivait pendant deux grandes colonnes et se terminait parée nom prestigieux : Napoléon.

Un commerçant, chapelier de son métier, songea tout de suite au profit qu'il pouvait tirer de « l'état d'anarchie » dans lequel la France était tombée; il n'hésita pas à entrer en lutte, et il le lit dans des termes qui méritent de passer à la postérité :

« La chapellerie languit.

« Quelques-uns parmi ceux qui souffrent de névralgies, s'agitent.

« La grande majorité de la nation est dégoûtée de ses chapeaux.

« Sans confiance dans le présent, elle semble attendre un avenir où il « ne pleuvra plus.

.... « On a parlé d'abdication, eela ne sera pas.

« Pas d'équivoque.

« Ma cause est celle de tous, plus encore que la mienne.

« Mon principe, c'est le droit qu'a le peuple de couvrir son chef. Nier a ce droit, e'est un attentat à la souveraineté nationale....

« Prix unique : [8 francs.

« Se priver de couvrir son chef..., e'est donc absolument avouer l'ab- « sence en poche d'un simple

N VPOLÉON.

Je ne saurais devancer le jugement de l'histoire, mais, si mes souvenirs me servent, jecroisque e'est du côté du chapelier que la foule se porta. En septembre 1889, Willette posait sa candidature comme député de

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