‹ Les affranchis; pièce en trois actes. Pref. de M. Fernand GreghChapitre 123 sur 126 · ACTE III, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE VI

fille d'un baiser fermé de religieuse, elle la regarde immobile dans ses bras.) Je reconnais ma fille, voici la sévérité de la lutte sur son visage. Elle avait ce même regard quand au parloir je l'ai reçue une première fois dans mes bras.... Quand on a goûté du sacrifice, Hélène, on ne passe plus à côté. Quelques phrases et quelques raisons ne défont pas le travail des siècles.

HÉLÈNE, se dégageant, elle est très naturelle, un peu d'absor bernent et de transe.

Vous êtes la plus forte, ma mère. Jamais je ne m'affranchirai de vous. Je le sais maintenant, on ne peut rien contre vous. Vous m'avez prise trop petite, vous êtes trop puissante contre moi.

l'abbesse, humblement.

Dieu soit béni, mon enfant, et daigne-t-il vous rendre au centuple en son divin amour....

HÉLÈNE, l'arrêtant.

Ah ! cela, non.... Torturez-moi, vous le pouvez encore, mais n'essayez plus de me consoler.

Page 1