‹ Les affranchis; pièce en trois actes. Pref. de M. Fernand GreghChapitre 31 sur 126 · ACTE I, SCÈNE VII · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE VII

VAhhesse mais sans croix, même capote à long voile de deuil. Voyant qu elles sont seules, elle se met à genoux, simplement, devant VAhhesse, s incline comme à la coulpe, émue :

Ma révérendissime mère !

L ABBESSE, lYomque.

Qu'est-ce que ces manières de couvent? A quoi pensez-vous? Regardez les murs : nous sommes des bourgeoises, ma fille ! Nous allons vivre en bourgeoises. [Toutes ces premières répliques assez légèrement dites, entre les dents. La gravité vient peu à peu comme leur tête à tète se prolonge)

HÉLÈNE, se relevant, avec reproche.

C'est l'heure de Compiles, ma mère.

l'abbesse, haussant les épaules.

Mademoiselle Schlumberger, vous n'étiez à Fontevrault que depuis six mois, vous n'eussiez fait profession que dans six mois encore. Vous n'êtes pas une Cistercienne, vous êtes libre.

HÉLÈNE, vivement.

En vérité... libre de quoi?

l'abbesse.

Mais de vous en aller, de vivre, d'épouser qui vous voudrez, d'être une femme de ce monde et de ce temps.

HÉLÈNE

Et c'est vous qui me dites cela !

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