‹ Les affranchis; pièce en trois actes. Pref. de M. Fernand GreghChapitre 32 sur 126 · ACTE I, SCÈNE VII · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE VII

La carrière que vous m'aviez demandée, je ne peux plus vous l'offrir, mais je demeure responsable de votre avenir : je veux votre bonheur.

HÉLÈNE, riant avec envie de fleurer.

Oui, comme un puissant veut le bien d'un serviteur pauvre en lui donnant un bureau de tabac !

l'abbesse.

Vous aurez l'amour, la jeunesse encore, la famille et la fortune, l'orgueil et la vanité.

HÉLÈNE, ironique.

Que de choses !

L ABBESSE

Oh ! le mépris... n'était pas si difficile qu'on croyait.

(Un temps. La jeune fille réfléchit.)

HÉLÈNE

Je ne vous comprends pas. Que s'est-il donc passé? Qu'on nous chasse de nos maisons, cela est facile, mais de nos vocations, qui en a le pouvoir?

L ABBESSE

Vous êtes trop jeune, Hélène. Je n'aime pas les vocations hâtives. Je désire, au moins pour un temps, vous ramener à la vie normale, à l'existence de toutes.

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