ACTE II, SCÈNE V
Mlle DURET.
C'est plus facile.
HÉLÈNE, avec honte.
Mademoiselle Duret, vous êtes malheureuse?
Mlle DURET.
Vous vous en apercevez? C'est bien extraordinaire, n'est-ce pas? J'ai tant de raisons d'être satisfaite !
HÉLÈNE
Pardonnez-moi. Je ne faisais pas allusion à des tristesses... d'ordre général. Il y a quelque chose de tourmenté chez vous, d'inapaisé.
Mlle DURET, avec rudesse.
Vous avez parfaitement observé, il y a quelque chose... Mais, rassurez- vous, je n'ai pas le tempérament victime, et je suis on ne peut plus résolue à tenter ce qu'il faut pour ne pas souffrir. (Voyant Hélène ranger ses livres.) Vous pliez déjà bagage?
HÉLÈNE
Je n'aime pas laisser l'abbesse seule trop longtemps. Elle n'est plus la même ici. Elle me disait l'autre jour que cette maison l'amollit. De sa part, l'aveu est extraordinaire.
REAL, paraissant comme les jeunes filles quittent la pièce, à M^i^ Duret.
Alquier est bien là-haut, mademoiselle?