‹ Les affranchis; pièce en trois actes. Pref. de M. Fernand GreghChapitre 71 sur 126 · ACTE II, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VI

PHILIPPE

Veux-tu lire ce que j'envoie à Ribot? Tu me comprendras mieux. (// sonne.)

REAL

Ainsi te voilà en pleine crise de moralisme. Tu abandonnes tes autres travaux?

PHILIPPE

Je n'abandonne rien. Plaisir de vacances. U m'a paru intéressant. {Au domestique qui paraît.) Priez M^i® Duret de m'apporter son travail de ce matin.

REAL

Tu as accompli certainement un très bel effort d'esthétique humaine, comme tu l'as

appelé et, dans la rigueur de ton exposition, permets-moi de te le dire, un intéressant tour de force. Oui, chez les plus avertis, les plus dégagés des prestiges anciens, tu arrives à jeter encore une fois le trouble, le frisson de la moralité. Tu as encore parlé au nom du sacrifice, et comme les martyrs chrétiens, nous avons cru souhaiter les flammes et les ongles de fer. Tu es un terrible enchanteur...

PHILIPPE, prenant les papiers des mains de Mlle Duret.

J'ai décrit les aspirations d'une variété humaine telle que je l'ai trouvée dans son habitat qui est le mien. J'ai fait œuvre de savant. [A Mlle Duret.) Pourquoi diable me corrigezvous ? à votre avis le terme est plus adéquat ? Copiez pour l'amour de Dieu, n'essayez pas de comprendre !

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