‹ Les affranchis; pièce en trois actes. Pref. de M. Fernand GreghChapitre 8 sur 126 · SCÈNE II PHILIPPE. — M"e DURET · texte numérisé non relu

SCÈNE II PHILIPPE. — M"e DURET

M^^® Dure t. [Elle entre portant le manuscrit de Philippe et la cojpie dactylographiée. Elle a des bandeaux, une raie qui descend sur la 7iuque, un chignon très bas, tordu comme un coquillage, une sorte de long escargot. Col ouvert en carré, bordé d'un galon d'or. Elle est très jolie.)

J'ai tout copié, Monsieur. J'ai trente pages pour soixante des vôtres, mais il y a des mots que je ne peux pas lire.

PHILIPPE, à sa table, tendant les mains vers les papiers.

Donnez. (Afii® Duret passe derrière la table, se penche sur les papiers et sur Philippe, qui demeure très droit.) Quand vous permettrez, Mademoiselle.

(Elle se relève.)

PHILIPPE, corrigeant.

Laissez donc des blancs, quand vous n'y êtes pas, au lieu d'interpréter. Cela m'irrite de voir ce que vous comprenez. (Elle sourit étrangement.) Où sont les mots qui vous manquent? (Elle les indique à mesure.) Norme... dissociation... eudémonisme... volupté... (// lui rend les papiers sans la regarder. Elle les •prend à peine, laisse tomber le paquet, les yeux rivés sur les yeux de Philippe. Avec beaucoup

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