SCÈNE III PHILIPPE. — MARTHE ALQUIER. — REAL
MARTHE, ouvrant une porte.
On est parti? Real et moi nous attendons depuis une heure qu'on puisse entrer. Qu'estce qu'il te voulait, ce jeune homme?
PHILIPPE, se levant et s étirant.
Mais... me voit.
MARTHE
Comprenez-vous cela, Real, être la femme d'un homme qu'on vient voir des antipodes? Il a reçu des Japonais. Heureusement qu'il n'y a pas de grands hommes pour leur entourage, que deviendrais-] e dans l'intimité du dieu?
REAL
Allons donc ! Vous êtes sa première admiratrice.
MARTHE
Et la dernière, je le crois bien, c'est ce qui me sauve. Si, au lieu des austérités de la philosophie, Philippe donnait dans la gloire mondaine des romanciers, je n'y tiendrais pas, j'aimerais mieux déserter.