‹ Les affranchis; pièce en trois actes. Pref. de M. Fernand GreghChapitre 83 sur 126 · ACTE II, SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VIII

Le total monte encore plus haut les jours de pluie... Eh bien il paraît que c'est impossible, il paraît que c'est scandaleux, qu'il n'y a pas de hen de famille ou d'affection justifiant sur la terre pareille intimité. Êtes-vous disposée à changer quelque chose à nos habitudes?

HÉLÈNE, après un long moment, froidement.

Pas ime demi-heure... D'abord il n'y a pas nos habitudes. Il y a les vôtres et il y a les miennes. Elles coïncident, tant pis !

PHILIPPE

Je dois vous prévenir que c'est Marthe qui a fait le calcul. Son étonnement est sans bornes, peut-être que d'autres le partageraient. Moi, je vous propose une réforme : quand l'un de nous sortira par l'avenue, l'autre s'en ira

par le potager. De une heure à quatre, la bibliothèque est à vous, de quatre à sept elle est à moi î

HÉLÈNE

Je demande à mieux comprendre. Sommesnous sérieux?

PHILIPPE, déterminé et mondain.

Non, et vous m'offenseriez en semblant tenir compte de bavardages que j'ai eu le mauvais goût de vous communiquer. On a parfois les nerfs dans un état pénible. (// marche, après un silence.) Et pourtant, il y a une chose que je voudrais vous dire... de ma part. Ces habitudes qui coïncident, les vôtres et les miennes, nos grandes courses en plein air, nos rentrées au coin du feu, au coin du thé de la bibliothèque, votre présence même

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