‹ Les agnosciesChapitre 24 sur 37 · V. Nopzt · texte numérisé non relu

V. Nopzt

encore au processus de la paralysie générale, peu importe; nous retenons seulement le fait que l’atrophie cérébrale peut déterminer des troubles en foyer: une autopsie d’agnoscie, dans laquelle on n'aura trouvé qu'une diminution du poids du cerveau, ne peut donc être qu'une autopsie à négliger; elle ne peut pas fournir d'arguments contre la localisation des troubles de l’identification (Eskridge) (Aie

Quelquefois, et c’est là le plus fréquent, le cerveau est déjà atteint dans ses voies associatives par un processus atrophique, et une lésion en foyer, comme il en existe si souvent dans la paralysie générale ou l’atrophie sénile, quelquefois même sans ictus (Pick, loc. cit.) viendra arrêter un travail d'identification encore possible auparavant, mais dont l’étendue se rétrécissait de jour en jour; une lésion en apparence peu grave, une lésion dans le territoire visuel (observations de Reinhard), viendra donner un tableau complet d’agnoscie. Cela nous fait comprendre aussi comment une même lésion frappera moins gravement un cerveau jeune qu’un cerveau âgé, un cerveau intelligent quun cerveau pauvre d'idées.

Nous voyons aussi quelle sera la mesure du véritable déficit mental que subira le malade; elle sera donnée par la valeur et l’étendue des voies associatives coupées ou atrophiées, c’est-à-dire par le degré et la valeur des identifications interrompues; et non seulement le malade ne pourra plus imprégner ses sensations brutes, c'est-àdire le monde extérieur, de toute son expérience passée,

(l) EskuinGe.— Med. Neiws, 1896, p. 17 et Univ. med. Mag., 1897.

qui vient de s’effacer en grande partie, non seulement ses sensations ne pourront plus se traduire en perceptions, mais encore son activité mentale subjective, en se repliant sur elle-même, ne pourra désormais que faire vibrer des débris, des tronçons des réseaux corrélatifs de représentations, d'idées dont spécialement l'élément visuel est détruit ; sa pensée s’éteindra vérifiant ainsi la formule antique : & Au ovdemots voër Aveu OAVTXGUATOS duyr » « L'homme ne peut penser sans image ».

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