‹ Les agnosciesChapitre 31 sur 37 · C. v. Monaxow (idem. obs. 2) (très résumée · texte numérisé non relu

C. v. Monaxow (idem. obs. 2) (très résumée

Cécité psychique presque complète; confusion mentale, surdité verbale, presque cécité corticale,

Autopsie. — À droite, destruction presque totale de la substance blanche du lobe occipital ; à gauche, ramollissement presque semblable,

C. v. Moxaxow (idem. in Arch. f. Psy. t. XVIII, p. 643) (résumée).

Hémianopsie droite incomplète avec alexie et ‘paragraphie, Affaiblissement de l'imagination visuelle {le malade ne pouvait plus ni composer, ni dessiner, il pouvait encore colorier).

Autopsie. — Ramollissement du gyrus angulaire et du précunéus gauche : cunéus intact, dégénération secondaire dans la portion supérieure gauche des voies optiques dans la partie interne et antérieure du corps genouillé externe, la couche superficielle du tubercule quadrijumeau postérieur et la partie antérieure du pulvinar, légère atrophie du tractus optique gauche ; dégénération de la partie supérieure du tapetum du faisceau occipito-frontal et du bourrelet du corps calleux.

OBSERVATION 33 F. MüLcer (Zin Beitrag sur Kenntniss der Seelenblindheit.

Marburg, 1892, obs. n° 1, p. 7) (résumée).

Cécilé psychique pure au début puis asymbolie.

Anna H..., femme d’un cordonnier, cinquante ans. Très bonne santé habituelle sauf céphalalgies fréquentes; un jour

elle en éprouva une particulièrement violente, se coucha le soir comme d'habitude et le matin elle s’éveilla n°y voyant rien; elle ne put trouver ses vêtements et sa fille fut obligée de habiller; elle remarqua pourtant qu’il faisait jour, eile savait si ce qui était devant elle était un objet ou une personne; elle ne reconnaissait plus rien, on fut obligé de la conduire comme une aveugle, elle ne trouvait même pas la porte de sa chambre, elle resta sans rien faire toute la journée; on fut obligé de lui mettre ses aliments devant elle mais elle put manger seule, de même qu'elle pouvait mettre ses vêtements quand on les lui avait tendus. La malade à perdu la mémoire, elle ne sait pas toujours le jour de la semaine, le nombre de ses enfants,

La malade présente un tres bon état général, c’est une paysanne (d'intelligence moyenne, ne sachant que lire les chiffres. Son mari à pris la syphilis depuis son mariage, elle ne paraît pas avoir été infectée. On ne trouve rien à l’examen objectif des yeux et de sa musculature. Pas de troubles somatiques. L'aspect de la malade est celui d’une aveugle, conduite par sa fille dont elle suit les pas, elle tend en avant la main gauche pour éviter les obstacles. Abandonnée à elle-même, elle n'ose pas bouger.

Intelligence. Parole. Mémoire. — Les réponses sont rapides et justes, sa mémoire est assez bonne pour les faits très généraux, elle ne l’est pas pour les détails; elle compte bien jusqu’à cent, mais elle fait difficilement correctement de petites opérations. Langage normal. Elle à conscience de son état et son inutilité la rend triste. Sa mémoire s’améliora.

Vision. — Examen difficile à cause de l’ignorance de la malade, on employa des carrés, les tableaux spéciaux de Snellen, à six mètres elle reconnaissait les carrés de 3 à 4 millimètres et le n° 4 de Snellen (2 centimètres). L'acuité pouvait être évaluée à 1/5, plus tard à 2/7; elle suffisait donc amplement à la reconnaissance. Le champ visuel était rétréci : hémianopsie gauche avec intégrité de la macula, hémianopsie incomplete car de gros objets agités pouvaient être aperçus à gauche;

retrécissement concomitant du champ droit. Achromatopsie mais la malade pouvait sans se tromper rassembler les couleurs de même nuance ou choisir une couleur semblable à un échantillon donné; plus tard elle put même sans trop de fautes donner la couleur du sang, du bluet, ete., plus tard encore lPachromatopsie devint absolue.

Reconnaissance des objets, des personnes. — Au début, la cécité psychique était complete, elle ne pouvait pas retrouver les couvertures qu’elle rejetait la nuit, elle prenait un miroir pour une fenêtre, le poéle pour une armoire; elle allait pourtant sans se heurter : un jour on tendit une ficelle, elle dit : « Je ne puis pas passer, il Ÿ a quelque chose », mais elle ne put dire ce que c'était qu'apres Pavoir touchée. Le toucher, l'audition, le goût, l’odorat, lui servaient pour reconnaître les choses. Elle répondait bien sur la longueur, Fépaisseur, la forme des objets qu’elle ne reconnaissait pas. Elle prenait tranquillement une bougie par la flamme, ce qui ensuite la rendait quelque temps méfiante. Elle reconnaissait assez bien un objet qu’elle venait de reconnaître au toucher, pourvu que ce ne fût pas plus d’un quart d'heure avant. Elle disait : « Je vois tres bien les objets, mais je ne peux pas les reconnaître. » L’odorat ne lPaidait que pour les objets à odeur tres forte; un cigare, un savon n'étaient pas reconnus par ce moyen. L'usage prolongé de Piodure de potassium améliora sa cécité psychique, elle reconnaissait les fenêtres, les portes, une lumière, un bol, ete. Des le début elle reconnaissait les hommes et les femmes pour tels, mais ne savait pas qui ils étaient avant d’avoir entendu leur voix. Elle se reconnut dans une glace et montra son nez et un de ses Yeux, mais pour montrer sa bouche elle fut obligée de s'orienter en portant son doigt à sa propre bouche. L’expression du visage lui échappait toujours.

leconnaissance des images, des fiqures dessinées. Lecture el écriture. — Au début cette reconnaissance était nulle; plus tard elle reconnut des choses simples, mais elle ne put montrer les différentes parties du visage sur une image; ayant va une

dti

personne sur un dessin elle crut que le suivant qui était un paysage représentait encore une personne; un carré, une Croix... en gros traits au tableau noir ne sont pas très exactement reconnus, elle peut les copier grossièrement même sans savoir ce que c’est; elle saisit une différence entre deux figures mais ne sait pas l'expliquer. Elle peut recopier des chiffres. Sans modele elle ne peut presque rien faire, une croix au plus. Sur un dessin commencé devant représenter une tête et fait au moyen d’un ovale et de deux ronds pour les yeux, elle fait bien pour le nez un trait vertical entre les deux yeux, mais elle fait pour la bouche un trait horizontal exactement à côté.

Elle ne sait ni lire ni écrire, mais connaissait les chiffres, maintenant elle ne peut pas les lire, sauf parfois pour le chiffre 1. Même résultat si on lui conduit la main. Agraphie complète ; elle peut faire des opérations très simples : 2 X 2, 3 X 3, 4— 2 et c’est tout.

Mémoire visuelle. — Elle peut donner de mémoire une description exacte des objets qui peuvent être perçus par le toucher, mais non de ceux dont l’impression est surtout ou uniquement visuelle. Elle ne savait pas combien une montre a d’aiguilles, où sont les aiguilles au quart et à la demie ; elle sait que le chiffre XIL est en haut. Elle décrivait assez bien les instruments de labour, elle savait que les vaches ont des cornes, mais elle ne savait pas si les chevaux en avaient; elle savait que le sang était rouge, l'herbe verte, mais ne se souvenait pas de la couleur du ciel ou de tel autre objet; elle se savait les yeux et les cheveux noirs, mais croyait ceux de sa fille de même couleur (elle avait les yeux bleus et les cheveux très blonds).

La malade restait en quelque sorte attachée (ha/ftenbleiben) à la notion immédiatement précédente, elle en était intoxiquée pour quelque temps; après avoir parlé de la couleur du sang, elle raconta que les arbres étaient rouges; apres avoir décrit la queue du pore, elle raconta que celle des vaches n'était pas pareille mais pourtant qu’elle était en l'air.”

oder

Elle connaissait encore le nom de certains monuments, église où elle avait été mariée, la place où elle allait au marché, mais elle était incapable de decrire un chemin quelconque, celui par exemple qu’elle prenait avec son mari en venant à la clinique; elle ne pouvait pas décrire sa chambre, elle ne s’orientait pas.

La vision binoculaire, les mouvementsd’accommodation étaient intacts; elle savait tricoter comme avant, rincer la vaisselle qu’on lui mettait en main, mais ne pouvait pas coudre, La mémoire auditive était bonne. Depuis le début elle n’a pas eu de rèves, ce qui était fréquent auparavant.

Son état se modifia d’abord en s’améliorant quoique tres irrégulièrement, ignorant un jour ce qu’elle avait reconnu la veille; un jour elle fut reprise de céphalées intenses et sa vision diminua beaucoup; elle ne reconnaissait presque rien, le toucher ne l’aidant presque pas; légère parésie faciale gauche et bientôt après déviation conjuguée de la tête et des yeux, demicoma, puis amélioration ; mais la cécité psychique ne diminua pas, elle s'était au contraire transformée en asymbolie; elle essayait même de prendre les objets dans une mauvaise direction, un peu d’aphasie, un peu d’écholalie. Elle s’améliora encore, présenta quelques hallucinations très passageres de la affaissa. Elle partit de la

vue et de l’ouïe, mais son intellect s clinique.

F. Müccer (Zdem, obs. n° 2, p. 19) (résumée).

Cécilé psychique, rapidement compliquée d'asymbolie. Tumeur du lobe occipital gauche.

Pauline D..., veuve d’un tailleur d’habits, cinquante-six ans, observée en 1891. En 1883 quelques céphalalgies et à la suite, de temps en temps quelques troubles de la vision. En 41887, tremblement progressif de la jambe et du bras droits, troubles de la sensibilité dans la moitié droite de la face. En automne

de 1890, céphalée intense, au printemps suivant, affaiblissement de la mémoire et de l’activité intellectuelle; on remarqua déjà qu’elle ne reconnaissait pas certains objets ; elle maigrissait. Ni vertiges, ni vomissements.

Actuellement caractère très instable. Pas de troubles somatiques sauf dans la moitié droite du corps; tremblements spasmodiques aux deux membres et anesthésie incomplète dans

la sphère du trijumeau; sensations de position, localisation des impressions conservées.

Examen de la vision. — Rien à l’examen objectif sauf un peu de stase papillaire, à gauche principalement; pas de réaction hémiopique. Hémianopsie droite avec conservation de la vision centrale et rétrécissement du champ gauche; la malade peut compter les doigts à 9 pieds à droite, à 6 pieds à gauche. plus tard à 3 pieds à droite, à 5 à gauche.

Sensorium, langage, aphasie optique, cécité psychique, asymbolie. — Pas de troubles dans la conversation ordinaire; la malade comprenait ce qu’on lui disait, répétait correctement, faisait rapidement el bien des calculs simples. Un peu d’aphasie optique, elle ne pouvait trouver le nom d’une boîte d’allumeltes et pourtant savait que cela sert à éclairer.

Elle ne reconnaissait pas une grande quantité d'objets à l’aide dela vue; le toucher ou le bruit que pouvait faire l’objet l’aidait ; elle ne reconnut une bougie allumée qu'après s'être brûlée. L’odorat ne lui était d'aucun secours; le goût au contraire la mettait sur la voie. Son aphasie optique, ainsi que sa cécité d’ailleurs, variaient différemment chaque jour et se mêlaient. Les signes d’asymbolie, rares au début, augmenterent, Le goût cessa de lui donner des notions mais les phénomenes se mêlant, il était difficile de faire le départ de l’asymbolie, la cécité psychique et l’aphasie optique.

Elle devint encore par surcroît paraphasique ; lorsqu'elle ne reconnaissait pas un objet, elle répondait n'importe quoi; elle présentait aussi le phénomène d’être intoxiquée par le mot ou par l’idée précédente; la malade se prêtait aisément aux

examens; lorsqu'elle disait juste, elle était joyeuse; dans le cas contraire, elle devenait anxieuse, craignait de perdre la tête.

Vision des couleurs. — La malade prétendait voir toutes les couleurs, mais ne pas pouvoir les nommer, et en effet elle faisait les erreurs les plus grossières, sauf dans l'épreuve du choix de couleurs pareilles sans avoir à en donner le nom.

Mémoire visuelle, orientation. — La mémoire visuelle des couleurs était bien conservée; une grande partie de Ja mémoire visuelle semblait aussi intacte; la malade savait décrire un objet, une personne qu’elle ne reconnaissait pas linstant d’après. Au début la malade savait s'orienter chez elle et en ville; elle pouvait décrire sa chambre; elle savait sans aide venir à la clinique. La vision binoculaire était normale ainsi que l'appréciation approximative des dimensions.

Dessin, écriture, lecture. — La malade pouvait dessiner assez correctement des dessins simples qu’elle reconnaissait à peine: une maison, un petit pain, un homme, etc. Elle peut reconnaître certaines lettres de l'alphabet gothique ou latin, certains mots; parfois lemouvement correspondant imprimé à sa main lui faisait reconnaître des lettres qui lui étaient inconnues, chose qui ne réussissait pas avec des caractères imprimés. Elle reconnaît assez bien les chiffres; l'écriture esttres difficile à cause du tremblement dont sa main droite est animée; elle écrit spontanément son nom, Breslau, etc. Elle écrit la plupart des lettres sous la dictée ; elle copie assez bien des lettres qu’elle reconnaît ordinairement par ce procédé, mais que parfois elle ne peut pas relire apres. Elle peut même parfois copier et nous dessiner des lettres sans les reconnaître ; c’est-à-dire par exemple reproduire en écriture courante une lettre dont elle ignore pourtant lenom.

Son état empirait toujours, son intelligence baissait, elle confondait les personnes, se salissait; l’alexie augmentait. La stupeur s’accusa, la malade employait le mème mot pour une série d'objets ; l’asymbolie augmenta, elle oubliait d’avaler des

dit

morceaux qu’elle avait dans la bouche. Le bras droit se parésia puis se paralysa, l’anesthésie à ce niveau était complète. Ulcération molle de la cornée droite, lésions de décubitus, pneumonie double de déglutition, mort.

Autopsie. — Périoste crânien très épaissi et par place surélox é surtout sur le côté gauche de l’occiput; dure-mère tres adhérente surtout à ce niveau; psammome tubéreux de la duremère et de la faux du cerveau s'étendant au lobe occipital gauche en s’avançant au delà de la ligne médiane vers le lobe occipital droit. Compression et ramollissement au début du lobe occipital gauche s'étendant jusqu’au splénium du corps calleux qui était atteint. Légère hydrocéphalie interne. Adhérences des deux lobes temporaux et de la fosse moyenne de la base du crâne. Petites tumeurs multiples de la dure-mère à ce niveau ; ramollissement superficiel bilatéral des lobes temporaux. Ostéoporose diffuse des os frontaux et temporaux. Usure allant presque à la perforation de l’occipital et des parties voisines des pariélaux. Compression cérébrale totale (nerfs olfactifs et optiques). Gonflement et dégénérescence kystique de l'hypophyse. Compression des ganglions de Gaser avec dégénérescence grise à droite. Compression des première, deuxième et troisième paires.

OBSER V ATION 35

M. Noïcmevskr (V° Congres des médecins russes du 31 décembre 1893 ; Revue neurolog. 1894, p 449).

Perte de la localisation dans l’espace.

L'auteur a observé un cas rare de ce qu’on appelle cécité psychique ataxique; c’est un trouble de la vision caractérisé par l'impossibilité d’envelopper par le regard les objets environnants tout en ayant la faculté de les percevoir. La malade est une jeune fille instruite, âgée de dix-sept ans; elle à eu il y a trois ans des accès épileptiformes avec perte de connais-

sance, puis une encéphalite à la suite de laquelle survint la cécité psychique dont il s’agit. La vue est normale, V = 6/6 (Snellen). Elle lit librement le n° 1 (Sager), mais ne peut compter les points au tableau (Burkhardt). Pour ceux-ci l'acuité visuelle est de 1/60. La malade est venue consulter, parce qu’étant musicienne, elle ne peut lire les notes; elle ne distingue pas exactement la situation de la note au-dessus de celle du dessous de la ligne. Le seul cas de ce genre a été observé par Exner. Ce trouble est occasionné par l'incapacité de délimiter les objets et de déterminer la distance entre deux points rapprochés.

R. Paucy (Un cas particulier de cécité psychique ; Lyon médical 1898, n° 88, p. 364).

Cécité psychique pure.

Femme de cinquante-six ans, matelassière. Depuis un an elle a eu quatre à cinq vertiges avec légère perte de connaissance, à la suite elle a perdu une partie de sa mémoire, elle s’est plaint de sa vue. Pas de troubles somatiques sauf une légère diminution de force au bras droit; réflexes un peu exagérés.

Rien à l’examen objectif des yeux sauf un léger leucome à droite. L’acuité visuelle est de 1/6 à droite et 1/4 à gauche, Hémianopsie droite. La malade reconnaît encore à la vue les objets simples : épingle, crochet, allumette, clef, pour lesquels elle à parfois un peu d’aphasie, la première lettre suffisant souvent à lui faire trouver le mot. Elle reconnait à peine les personnes, Elle ne reconnait pas certains objets : un canif, pour elle, sert à ouvrir une porte, etc. Le toucher l’aide souvent et lui fait reconnaître les objets, mais pas toujours. Elle reconnaît un dessin simple, mais elle n’en reconnait pas les détails. Elle ne peut se représenter le visage de son fils, de sa mère ; elle ne peut pas s'orienter en imagination dans la ville qu'elle habite; elle ne le peut pas d’ailleurs en fait; on lui

lt

demande de comparer un œuf avec une bille de billard et elle peut répondre que l'œuf est plus allongé. Comme phénomène particulier l'observateur ne note qu’une sensation subjective de tournoiement des objets, sensation presque vertigineuse, variable d’un moment à l’autre et il rappelle la néoplasie gyratoire étudiée par Dor dans la Province médicale de 1897 (comparez une observation de Wilbrand (n° 60). L'état psychique de la malade était bon; les troubles de mémoire, surtout de la mémoire des dates, sont assez accusés, mais il n’y avait ni délire, ni démence. L'auteur croit à un ramollissement du lobe occipital gauche.

A. Pick (Bertræge zur Lehre von der Siærungen der Sprache zur Localisation der Apraxie) (in Archiv. für Psychiatrie, t. XXIIL, p. 902) (résumée). =

Asyinbolie. Lésions bilatérales étendues.

Pauline B.., vingt-sept ans, femme d’un négociant. Deux attaques convulsives précédentes qui lui laisserent quelques troubles qui allèrent en augmentant.

Actuellement la malade ne semble pas voir ni comprendre ce qui se passe autour d’elle; elle se lève, émet quelques paroles incompréhensibles, regarde autour d'elle sans rien fixer, elle porte à la bouche ce qu’on lui donne, retire sa main quand on la pique sans rien remarquer autre, passe machinalement une serviette sur une table et se promène dans la chambre sans se heurter.

Elle murmure souvent des paroles incompréhensibles, tiraille ce qu’elle trouve, essaie toujours de-le porter à la bouche, se traîne sur le plancher ; elle va sous elle.

Quelque temps après, crise de convulsions bilatérales, et, à la suite, torpeur sans paralysie. Plus tard, crises répétées d’épilepsie jacksonnienne avec hémiplégie et hypalgésie droites, hémianopsic droite, qui s’améliorèrent par la suite et qui lais-

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