V. Noper
ri
sèrent la malade à peu près dans son premier état mental. Plus tard cet état sembla s'améliorer, elle parut une fois reconnaître son mari. Mort à la suite d’une nouvelle attaque.
Autopsie. — Adhérences partielles des méninges faciles à rompre surtout à la base à gauche, en avantet au niveau des lobes temporaux qui présentent une consistance notablement diminuée et des sillons peu profonds. Élargissement des ventricules, oblitération des deux tiers postérieurs du prolongement occipital gauche. Les coupes de Pitres montrent dans la substance blanche et dans l'écorce des deux lobes temporaux de profondes modifications : consistance molle, coloration pâle, tracés nombreux ; l'insula est à peine atteint ainsi que la partie postérieure de la capsule externe et l’avant-mur. A gauche, la lésion, limitée de la même façon en haut et en avant, atteint la moitié antérieure de la première circonvolution temporooccipitale inférieure, de la troisième circonvolution occipitale et la moitié inférieure des circonvolution supra-marginale et angulaire (pli courbe). La paroi latérale du prolongement ventriculaire postérieur est atteinte, Rien d’autre part.
A. Picx (Beitrage zur Lehre von den Stærungen der Sprache. Pseudo-Apraxie)(in Archivfur Psychriatrie,t.XXIII,p. 897.) (résumée)
Pseudo-apraxie (intoxication par la réaction antérieure).
Paralytique général dont l'intelligence est encore assez bonne; à la suite d’une attaque avec parésie faciale droite, aphasie, la malade n’ayant conservé qu’un seul mot: Xinderring ; elle sait épeler un mot assez correctement; elledit Bodenia, Mokemia à la place de Bohemia, Pap à la place de Prag, Apelring pour Apfelwein, etc. On lui donne un moulin à café, elle s’en sert correctement, on lui en dit le nom; on lui montre une râpe : « C’est un moulin à café, » puisellefaitle geste de moudre ducafé. On lui montre un porte-monnaie : « C’est un moulin à café.
— Qu'en fait-on. — On s’en sert pour râper, » et elle fait le mouvement; une cuillère qu’on apporte sert aussi à ràper, puis plus tard c’est un moulin à café et elle en fait le mouvement; elle arrange correctement un jeu de cartes qu’on luidonne: « Ça sert à râper et elle en fait le mouvement. » Unerâpeestun moulin à café, mais cela sert à râper et elle fait le mouvement de moudre du café. On lui montre un balai, puis une clef: «On peut balayer avec une clef. » Elle tricote : « Que faites-vous? — Je balaie. » On lui montre une clef qu'elle reconnaît alors pour telle. On lui montre un pinceau, elle dit que c'est une clef : « Est-ce un pinceau? Dites donc pinceau. — Clef, clef, je ne puis pas le dire, pinceau, pinceau. — Alors qu'est-ce que c’est? — C’est une clef,» ete.
En résumé, elle appelle clef une photographie qu’on lui montre, parce qu’on vient de se servir de ce mot (persistance dans le territoire du langage). Elle fait le mouvement de puiser avec la photographie, comme elle vient de le faire avec une cuillère (persistance dans la représentation de l’usage d’un objet et non pas apraxie); si on lui demande ce qu’on peut en faire, elle répond : « On s’en sert pour écrire, » (Persistance d’une réponse précédente.)
Ces phénomènes très nets étudiés et notés par l’auteur à maintes reprises disparurent. La malade racontait simplement quand on Pinterrogeait qu’elle avait sans doute été égarée. Ces phénomènes réapparurent, mais moins nettement, à plusieurs reprises.
OBSER VATION 39
A. Pick (Ueber Stœrungen der Identification); (in Bertræge zur Pathologie und pathologischen, Anatomie des Centralnervensystems, Berlin 1898, p.2) (résumee).
C'écité psychique progressive. Surdité psychique partielle. Asymbolie. Lésions occipitales bilatérales.
Sch... Ferdinand, veilleur, 61 ans; observé en 4895; un peu d’alcoolisme ; très bonne santé habituelle, ne sait pas
lire, ne sait écrire que les chiffres et son nom. En 1894, se plaint de ne pas pouvoir reconnaître la monnaie qu’on était obligé de compter devant lui, de ne plus pouvoir lire Pheurc à
une montre. Quelques jours plus tard il ne putse lever d’une pierre sur laquelle il était assis; on fut obligé de le ramener chez lui, il dit quelques mots à sa femme puis perdit complètement la parole sans perdre connaissance entièrement, il pouvait reconnaître ses parents. Deux jours après, l’amélioration fut telle qu’il put retourner à son travail. Plus tard il resta un jour au milieu de sa chambre comme foudroyé: aphasie et parésie du bras droit ; ces phénomènes s’amendèrent mais sa vue baissa, il voyait et il savait où se trouvaient les objets, mais ne savait plus ce que c'était; il pouvait encore se diriger avec le toucher. Depuis trois mois il ne peut plus ; il ne reconnaissait plus la viande deela soupe au goût, ne savait plus les noms de ses parents, maisil pouvait les répéter quand on les lui disait. Le malade est probablement gaucher quoiqu’il ne le sût pas lui-même,
Actuellement le malade comprend ce qu'on lui dit, maisil commence à avoir un peu d'aphasie, répondant une chose pour une autre et s’en apercevant; il a perdu une partie de sa mémoire et il s’en plaint; il se plaint de sa tèle et il se plaint de ne pas pouvoir dire et penser ce qu’il voudrait, de ne pas voir ce que sont les choses.
Parole spontanée : vocabulaire étendu, un peu d’aphasie. Compréhension bonne de la parole, ordres promptement exécutés. Alexie. IL répète bien les phrases, surtout la première qu’on lui fait dire et la comprend. Il prend correctement le porte-plume mais ne peut plus écrire, ni spontanément, ni sous dictée. Il compte très difficilement les choses les plus simples. Il chante assez bien,
Il ne reconnaît pas un grand nombre d'objets. Le toucher laide, mais ne le fait pas trouver toujours, quoiqu'il puisse à peu près donner les dimensions d’un objet et la forme générale. Il reconnaît mieux un objet quand on le fail manœuvrer devant lui. Il à l’idée des objets qu'on lui montre, quand on
lui en donne le nom, il en peut dire l'usage. IL ne reconnaît - pas les figures simples faites au tableau. Au début, il reconnaissait assez bien sa femme à la vue, plus tard il la reconnut comme les autres personnes à la voix. On est obligé de le conduire vers son lit. Il ne reconnaît pas les visages. L’ouïe lui donne des indications nettes sur ce qui l'entoure, pourtant une fois il ne reconnut pas le bruit d'une allumette qu’on faisait prendre, ni le cri imité du coq, cri qu'il répéta lui-même sans mieux comprendre.
L'odorat, le goût sont très troublés.
Il a perdu au moins en partie l’imagination visuelle, il dit qu'une voiture est formée de quatre parties ; il ne peut pas se représenter sa ville natale, mais il décrit à peu près une vache; il sait la couleur des objets.
Le malade s'énerve et pleure facilement; il ne s'occupe à rien, se laisse conduire à table mais n’y va pas seul ; il demande à être opéré; parfois il se croit chez lui, demande à aller chez son voisin. Sa mémoire est faible et courte, mais elle n’est pas complètement détruite ; il confond : devant du vinaigre, il voit amer, devant letic-tac d’une montre, il ne sent rien; il renifle une chose et il prétend ne rien entendre.
Il se plaint et se rend compte de sa maladie; il évite les obstacles en marchant.
Rien à l'examen objectif de l'œil; son champ visuel qui ne paraît pas rétréci, est examiné très difficilement ; il semble pourtant ne pas voir les objets qui viennent du bas, il déclare ne pas voir ses mains el ses jambes. Il ne reconnaît que le rouge dans les verres colorés. Pas de paralysie oculaire.
L'audition des bruits assez forts est bonne, pourtant souvent il semble que le malade localise pas très bien.
L'état du malade alla en s’aggravaut sans beaucoup se modifier. En novembre, il eut une attaque avec hémiplégie droite avec contracture rapide. Mort quelques temps apres.
Autopsie, — Mal de Bright, pneumonie bilatérale, Duremère normale, méninges internes épaissies, œdémateuses à la
convexité, sans adhérence. Les ventricules sont très dilatés. Dans les lobes occipitaux ramollissement bilatéral; à droite sont atteintes les moitiés postérieures des lobules fusiforme et lingual ; à gauche, presque le cunéus en entier et le tiers postérieur du lobule lingual, Les coupes microscopiques par le procédé de Marchi montrèrent une double dégénération assez légère du PyS.
A. Picx (Ueber Stœrungen der Tiefenlocalisation in Folge cerebraler Herderkrankung ; obs. n° 1, p. 189in Beitrage zur Pathologie und pathologischen Anatomie des Centralnervensyslems, Berlin, 1898) (résumée).
Trouble de la localisation dans l’espace. Double lésion des lobules pariélaux inférieurs.
T. A... septante-huit ans, garde. Depuis trois ans il ne travaille plus; sa mémoire s’affaiblit; un peu d’excitation; croyant que ses parents voulaient le tuer, il voulut sauter par là fenêtre.
Ilentend mal etquelquefois pas du tout. Rien à l’examen de l'œil dont la motilité est intacte : pas d’achromatopsie. Quand on montre un objet au malade, il regarde à droite, puis à gauche, en disant qu'il y voit très mal, presque pas; il tend la main avec très peu d’assurance pour le saisir; il porte la main derrière ou dessous l’objet, puis il le prend en s’approchant. Il s'oriente très mal vers les objets qu’il saisit toujours de la même façon et ordinairement de la main gauche. Quand on lui dit de se servir de la droite, il se tâte la main gauche. Rien de notable à l'examen oculaire sauf un léger début de cataracte périphérique à gauche. Troubles de la parole d’origine amnésique ; il ne trouve pas ses mots en parlant ; il ne trouve pas le mot qui désigne un objet mais il emploie une périphrase, Phénomène de la persévération, Mort dans le marasme.
Autopsie. — Méninges molles, un peu œdémateuses, artères épaissies et calcifiées; dans l'artère pariéto-sphénoïdale des deux hémisphères se montre un coagulum blanchâtre, Dans le territoire de leurs ramifications, grand foyer de ramollissement portant sur l’écorce et pénétrant dans la profondeur, s’étendant sur le lobule paricétal inférieur. L'examen des faisceaux blancs par le procédé de Marchi donna une dégénération diffuse analogue à celle qu'on trouve ordinairement à cet âge.
A. Picx (Zdem. obs. n° 2, p. 193.) (résumée).
Cécité psychique. Asymbolie. Trouble de la localisation dans l’espace. Cysticerques.
R. A.., quarante-sept ans, ouvrier de fabrique. Crises épileptiformes depuis quelque temps, affaiblissement de la mémoire, désordres mentaux, gâtisme. Actuellement, le malade ne s'oriente plus ni dans l’espace ni dans le temps; rien à l’examen des yeux. Il ne reconnaît pas ce qui l'entoure, il peut écrire, faire rapidement de petits calculs. A la suite de plusieurs crises, le malade ne fixe rien du regard ; on lui demande de prendre un objet, il porte la main à côté ou en arrière, puis il le porte à son oreille; paraphasie; persévération. A la suite de nouvelles crises, le malade présente le même trouble dans la préhension des objets, qu’il ne reconnaît ni à la vue ni au toucher ; il mange du savon, boit du vinaigre, mais il entend le tic-tac d’une montre, Il parle comme dans un rêve; lorsqu’on lui parle il regarde à droite et en haut; quelquefois pourtant il fixe les objets qu’on lui tend, quelquefois il les regarde à droite et essaie de les saisir du même côté ; il localise ce qu’il entend, il se plaint de voir du feu. Plus tard il ne peut pas dire où se trouve une bougie qui est devant lui; lorsqu'on lui demande s’il voit, il répond: pas du tout. Plus tard nouvelles crises, avec une fois aphasie et hémiparésie
droite. On remarque un mois avant sa mort des cysticerques sous-cutanés.
Autopsie. — Méninges épaissies et opaques à leur intérieur; à moitié enfoncées, quantité considérable de vésicules de cysticerques grosses comme des pois. Les circonvolutions ont leur aspect normal. Dans le cerveau, dans la substance grise et dans la substance blanche, vésicules semblables, de: même que dans le cervelet, dans la protubérance. Les ventricules sont élargis. Nombreux cysticerques sur l’épendyme. Une vésicule dans Ja moelle.
OBSERVATION 42 A. Pick. (Zdem. obs. n° 3, p. 196) (résumée).
Cécité psychique. Asymbolie. Troubles de la localisation dans l’espace. Atrophie cérébrale.
A. F..., cinquante-neuf ans. Depuis plusieurs années ramollissement cérébral : perte de mémoire depuis cinq ans; depuis quatre ans, il ne reconnaissait pas certains objets ou n’en connaissait pas l’usage, il confondait les personnes, saufsa femme et le dernier de ses enfants. Depuis un an, il ne peut manger seul, même si on lui mét tout en face de lui. Incontinence des matières. Délire : il enfonce les fenêtres, menace ceux qui l’entourent. Il ne comprend souvent pas ce qu'on est obligé de lui crier, mais parfois il donne des réponses justes. Paraphasie très accusée. Cécité psychique. Asymbolie, Le malade se trompe et puise à côté de son assiette en mangeant ; on lui dit de tendre Ja main, il saisit en arrière ; on Jui montre un objet, il n'arrive pas à le fixer, lorsqu'on lui prend la main et qu’on lui demande où elle est, il sait le dire ; il s'y reprend ordinairement à plusieurs fois avant de saisir un objet; il ne semble pas se rendre compte de la grosseur d’un objet car il va pour saisir un assez volumineux objet avec les doigts très rapprochés. L'œil et ses muscles sont absolument normaux.
Autopsie. — Le cerveau présente un aspect général normal sauf une diminution considérable des circonvolutions ; les examens microscopiques sur coupes sériées ne montrèrent pas de lésion en foyer, quelques dégénérations séniles. Atrophie cérébrale.
QuaGuixo (Grornale d'Oftalmologia. 1867).
Annales d'Oculistique, 1868) (cité par Crouigneau, p. 78)
Achromatopsie. Amnésie visuelle
Un homme de cinquante-quatre ans a une attaque d’apoplexie. Quand il reprend connaissance, il existe une amaurose et une paralysie complète du côté gauche. L’hémiplégie disparaît lentement, la puissance visuelle s’améliore graduellement aussi. Un an plus tard, époque à laquelle Quaglino vit le malade, l’hémiplégie avait disparu sans laisser de traces. Les facultés visuelles étaient nettes pour toutes les distances, le malade lisait très bien même le petit texte, et à l’entendre, il serait capable de voir un moineau perché à la cime d’un arbre. Toutefois il existait un défaut de netteté de la vision excentrique à gauche (hémianopsie incomplète du côté gauche) et ce qui étonnait le malade, les physionomies lui paraissaient pâles et sans couleur, ilne distinguait en réalité que le noir et le blanc. Il avait perdu également la faculté de se rappeler les figures, les façades des maisons, en un mot la forme et la configuration des objets.
H. Ragus (Zur Kenniniss der sogenannten Seelenblindheit. Erlangen, 1895, p. 28) (résumée)
Asymbolie ; lésion gauche très étendue
G. B..., journalier, soixante-cinq ans. Attaque en octobre 1889 ayant déterminé une hémiplégie droite avec aphasie
ataxique (motrice). Pas d'alexie ni d’agraphie. Guérison de la paralysie et de l’aphasie en un an.
En novembre 1891, nouvelle attaque; à la suite, perte de connaissance pendant (rois jours. Le malade reste apathique dans son lit, ne semblant pas voir ce qui est autour de lui; il paraît pourtant plus remarquer ce qui est à gauche qu’à droite; il regarde avec mélancolie et tristesse dans le vide ou bien il semble avoir des hallucinations de la vue. Une amélioration lente se produisit. Paraphasie et même monophasie rendant les examens très difficiles. Le malade ne paraissait pas mieux comprendre la mimique, ni s’en servir pour répondre oui ou non ; il ricanait simplement. On lui demandait à quoi servait une allumette, il répondait : « Je ne sais pas » et la portait à sa bouche. On lui présentait un couteau avec un morceau de bois en Jui disant de s’en servir, il mettait le tout de côté; il ne s’essuyait le visage qu’on lui aspergeait d’eau que si on en faisait le mouvement devant lui. Au bout de quelques jours il put quoique très maladroitement enflammer une allumette; on lui tendit une écuelle pareille à celle qui lui servait d'habitude et il regarda dedans comme pour voir si elle était vide. On lui donna une pomme, il la regarda longtemps attentivement en la tournant dans sa main, sans paraître comprendre, puis brusquement, avec une expression de joie, il la porta à sa bouche. Il prit une prise dans une tabatière et la porta joyeusement à son nez, mais il ne sut que faire d’un cigare. Lorsqu’on essayait de le faire lire ou écrire, il déclarait qu’il ne pouvait pas lire; sous la dictée il écrivait des choses incompréhensibles ou bien des mots quelconques, particulièrement son nom. On lui donna en guise de plume une baguette de verre, il s’en servit et ne s’étonna pas de n’avoir rien écrit ; il fit de même avec la tige d’un sthétoscope, avec une cuillère, il regarda alors le papier et parut surpris de n’y voir rien écrit. Il mania une trompette d’enfant sans la reconnaître; on lui dit que cela servait à boire, il en fit le mouvement; enfin on la fit résonner devant lui, il souffla aussi dedans et parut y prendre un grand plaisir ; on lui donna un sthétoscope et immédiate-
ment il souffla dedans très étonné de ne rien entendre; il souffla dans la trompette du mauvais côté, il ne la reconnut pas sur une image ; il essaya de fumer à un marteau à percussion, de boire à une cruche vide et s’en étonna. Il mordit et mangea avec plaisir une gaufre, il essaya la même chose avec une électrode qu’il rejeta. IL essaya d'écrire avec une allumette. On lui montra un certain nombre d'objets: une clef, un livre, un couteau, en les lui nommant; quand on lui dit d’en montrer un il se trompa. Il prit un morceau de craie pour une saucisse. [l était très remarquable de voir comment il maniait un objet, il le faisait très maladroitement sans paraître essayer, comme un aveugle, de le reconnaître au toucher, mais plutôt d’en mettre en vue un côté qui l’aiderait à le reconnaître.
Les symptômes de cécité psychique s’amendèrent assez vite, deux mois après il disait joyeusement devant une image : « Je sais, ce sont des feuilles vertes, c’est un moineau, » ce qui était exact. Il caressait un chien ; devant un orage il dit: « Mauvais temps. » La parole spontanée ou répétée était toujours difficile, il répétait le même mot (monophasie), Il savait pourtant chanter, paroles et musique, une chanson qu'on commençait devant lui; mais il ne pouvait pas en répéter les paroles. Il pouvait assez bien écrire, mais la lecture était mauvaise, à cause de son aphasie. Toujours paralysie du côté droit. Ayant quitté l'hospice au bout de sept mois il revint trois mois après l'esprit complètement perdu; il criait, se démenait, allait sous lui; il fut impossible de constater quoi que ce soit de précis ; il mourut quinze jours apres. *
Autopsie. — Gros kyste apoplectique dans les lobes gauches frontaux pariétaux, temporaux et occipitaux. Plusieurs mois après de séjour dans le liquide de Müller on constata ceci : après l’enlèvement des méninges autant qu’on put le faire, la surface de l'hémisphère droit apparut normale, alors qu’on constata à gauche une lésion énorme, étendue, dont voici les limites : Lobe frontal: la première circonvolution supérieure est tout à fait intacte; dans la deuxième, lésion profonde