‹ Les Agranulocytoses de l'AurotherapieChapitre 13 sur 51 · S 9 9 0 0 2 © OS 0 S · texte numérisé non relu

S 9 9 0 0 2 © OS 0 S

et 250 ec. L’angine cesse de progresser le 28,-puis elle régresse rapidement. Le 31 janvier, elle a presque complètement disparu. En même temps, la leucopénie diminue et les polynucléaires neutrophilesreparaissent. Le 1er février le sang est presque normal.

Cependant, les jours suivants, la température oscille entre 380 et 400. La toux et l’expectoration augmentent. Une nouvelle radiographie montre que l’infiltrat du sommet -droit-est remplacé par.une vaste.caverne,-Les autres.lésions se sont également étendues. Le malade:se cachectise:rapidement. Des examens de sang répétés montrent de laleucocytose avecpolynucléose neutrophile et anémie progressive.

On considère le malade comme perdu, la mort par tuberculose paraît prochaine et on décide de reprendre le traitement aurique en surveillant son action par des examens de sang quotidiens. Le malade reçoit à‘raison de deux par semaine quatre piqûres de 0 gr. 25 de crisalbine, puis quatre piqûres de 0 gr. 50 (nouvelle cure de.3 grammes) du 16 février au 14 mars. On constate d’abord une légère diminution de la leucocytose et de la polynucléose neutrophile, Mais ces manifestations sont transitoires, seule l’anémie persiste et s’accentue. Il n’y a aucun symptôme, même transitoire d’intolérance aurique, mais la tuberculose n’est aucunement améliorée. Un petit épanchement ‘hémorragique de la ‘plèvre droite est reconnu le 27 février. Le 15 mars, pneumothorax localisé de la base gauche. Le malade devient très dyspnéique, il meurt le 17 mars de tuberculose.

L’autopsie n’a pu être pratiquée.

En résumé, agranulocytose pure caractéristique. Les désordres sanguins disparaissent, mais la tuberculose pulmonaire prend une marche suraiguë. Un second traitement aurique ne détermine aucun incident.

Lt pas

Os. 4. — Mme D.., 40 ans, entre dans le service Île 20 mai 1932. Tuberculose pulmonaire suivie depuis 1924. Elle frappe par son aspect sénile bien qu’elle ne soit âgée que de 40 ans. Elle ne pèse que 35 kilos. L'examen climique et radiologique montre des lésions cavitaires aux deux sommets. L’expectoration contient des ‘bacilles de Koch. La malade est assez bien réglée. Pas d’hémorragies dans les antécédents personnels ou héréditaires. Les urines sont normales.

La malade reçoit 0 gr. 10 de crisalbine le 25 mai, 0 gr. 25 le 28. Le lendemain 29 mai apparaît un érythème qui dure environ 20 jours. Du 22 juin au 16 juillet nouvelle cure de 8 piqûres de crisalbine soit 3 gr. 10 (dose totale : 3 gr. 65), apparition d’une petite plaque d’eczéma sec sur la jambe. Les règles apparaissent 13 jours seulèment après les précédentes.

Enfin, du 30 juillet au 7 septembre 8 nouvelles piqûres, soit 3 gr. 70 de crisalbine (dose totale 7 gr. 35).

Immédiatement après la dernière piqûre de 0 gr. 50, le 7 septembre la malade éprouve un grand malaise, sa voix devient enrouée. Elle frissonne et sa température qui ne dépassait, pas 370,5 depuis quelques Jours atteint 390. De plus une métrorragie peu abondante apparaît dix minutes après la piqûre. Dans la soirée tache purpurique sur une paupière.

Les trois jours suivants la température persiste aux environs de 380,5. Il n’y a pas d’angine, pas de splénomégalie. Le 11 septembre l’apparition de deux taches purpuriques à la face interne des joues et de quelques pétéchies sur les lèvres, la persistance de la métrorragie, font faire unexamen de sang. Le nombre de leucocytes est de 1.750 avec 11 9 de poly-neutrophiles. Aucune anémie. Les plaquettes ont disparu sur les lames. Le temps de saignement dépasse 30 minutes. Signe du lacet très fortement positif. Temps de coagulation de 9 minutes avec faible rétraction

Jean Braillon. D

Page 1