AVERTISSEMENT
Grata superveniet qu» non
aperabitur, hora !
Le succès obtenu en avril dernier par notre histoire de La Famille de Molière et de ses représentants actuels, épuisée en quinze jours, nous avait fait songer, ces temps derniers 9 à préparer une nouvelle édition plus complète : nous pensions y ajouter les précieux documents qui vont suivre; nous avions à faire quelques corrections ou additions à notre premier essai ; nous voulions profiler d'ouvrages que nous ne connaissions pas alors.
N<nis croyons aujourd'hui mieux servir la cause de notre grand poète comique, en donnant à part les notes que nous avons recueillies sur les Pocqueîin de Beauvais. Sans doute, la filiation est vague et sans suite pour les premiers degrés, mais notre publication provoquera par là même
10 AVERTISSEMEiNT
de nouvelles et plus amples recherches, et plus tard permettra un travail complet et définitif.
Le nombre est grand de ces Moliéristes érudits qui ne reculent devant aucun labeur pour s'enquérir de quelque document nouveau sur le célèbre acteur qui fonda le Théâtre-Français.
De notre appel, il résultera une noble émulation qui sera féconde, nous en avons T espoir 9 pour les Pocquelin, euxpourtant qui affectèrent de désavouer, comme leur étant étranger, celui auquel ils doivent d'avoir échappé à V oubli : et cependant ce parent répudié par les siens a rendu immortel le pseudonyme dont il se couvrit !
Tout autre fut l'un de ses contemporains,' le comédien Marcel, qui lui adressa ce madrigal, que la postérité a confirmé :
Quand Molière, employant de Fart les plus beaux traits, Nous peignit des humains les différents portraits, Nous dûmes nos plaisirs à son rare génie ; Mais il ne doit qu'à lui cet honneur sans égal
D'avoir été l'original Dont la Fiance jamais ne verra de copie.