DEUXIÈME PARTIE. CHAPITRE VII
nous eût sans doute fait connaître les travaux des évêques qui préparèrent le vingt-septième canon , surtout les travaux des évêques du midi de la France, et plus particulièrement de Pons d'Arsac, archevêque de Narbonne , de Bernard Gaucelin , évêque de Béziers , de Jean de Montlaur, évêque de Maguelone, de Raymond dTJzès, qui, parce qu'ils étaient plus directement aux prises avec l'hérésie, firent tous leurs efforts pour la confondre.
L'Église, en portant le vingt-septième canon , par lequel les Albigeois furent condamnés , faisait remarquer qu'encore que, comme le ditsaint Léon, elle repousse les exécutions sanglantes, elle ne laisse pas d'être aidée par les lois des princes chrétiens ; car la crainte du supplice corporel fait quelquefois recourir au remède spirituel. C'est donc en faisant appel a la puissance temporelle que le Concile cle Latran anathématisa les hérétiques qui portaient le nom de Cathares, Patarins, Poblicans , Albigeois, c'est-à-dire tous les dualistes répandus sous différents noms dans toute l'Europe, et ceux qui leur donnaient protection, secours ou retraite ; il défendait en même temps, au cas où ils mourraient dans leur péché, de faire l'oblation pour eux et de leur donner la sépulture ecclésiastique.