DEUXIEME PARTIE. CHAPITRE V1U
nêteté de son caractère. Cette âme droite et loyale comprit cependant qu'auprès des dualistes n'était pas la vérité. Aussi on le vit bientôt briser avec la secte ; et ce ne fut pas assez pour lui de se séparer : une fois en possession de la vérité, il travailla à la communiquer à ceux dont il avait partagé les erreurs. Son livre était donc appelé à jouir d'un grand crédit. 11 est donné comme étant de l'année 1190 (1) ; il fut donc écrit en même temps que celui de Bernard, abbé de Foncaude.
Nous ne redirons pas ici ce que nous avons déjà écrit sur la nature de l'hérésie dualiste du xne siècle. Bonacursus, à la vérité, est un des auteurs qui la font le mieux connaître. Mais nous nous sommes déjà inspiré de son livre pour écrire les chapitres I et II. Nous nous contenterons de donner ici une idée de la méthode et des arguments par lesquels il répondait à l'hérésie.
Son livre contre les Cathares se divise en deux chapitres; le titre de chaque chapitre indique le point particulier de l'hérésie auquel l'auteur répond. L'argumentation est très-simple : elle consiste à citer, à rencontre de l'hérésie, les passages de l'Ecriture qui la détruisent.