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DEUXIÈME PARTIE. CHAPITRE XII

Après Dieu, il avait été l'auteur de tout le bien qui s'était accompli depuis deux ans dans le Languedoc.

On apprit presque en même temps la mort du légat Raoul, cette autre « lumière » (1), l'ami dévoué de Pierre de Castelnau, qu'il avait admirablement secondé, l'admirateur de l'évêqued'Osma et de son digne fils, le bienheureux Dominique.

Le bienheureux Dominique, pour lequel le Languedoc était désormais comme une seconde patrie, fut mis, du consentement de tous, à la tête des missionnaires séculiers, et Guy de Vaux- Cernay, issu d'une illustre famille , homme de grande vertu et de grand savoir , à la tête des missionnaires réguliers.

On reprit les travaux de la mission. Seulement les abbés de Cîteaux, qui s'étonnaient de trouver partout des obstacles, découragés peut-être par l'obstination des hérétiques, furent fort aises d'être rappelés dans leur monastère (2), et laissèrent ce vaste champ de travail au zèle du bienheureux Dominique, qui ne tarda pas à concevoir l'idée de la fondation connue depuis sous le nom de l'ordre des Frères-Prêcheurs.

(4) Pierre de Vaux-Cernay , chap. vi.

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