‹ Les AlbigeoisChapitre 81 sur 313 · PREMIÈRE PARTIE. CHAPITRE V · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. CHAPITRE V

pilles , qui nose pas , pour ainsi dire , se mêler à aotre civilisation, et qui pour nous représente la barbarie sous l'aspect le plus hideux et le plus repoussant. Comme leurs ancêtres, ces hommes vivent dans la misère et la saleté (1). Leurs maisons, ce sont des véhicules, qui ressemblent plutôt à des tanières de bêtes féroces (2) ; là, pullulent les enfants dans une complète promiscuité, vivant nus à l'intérieur des cabanes, et au-dehors se couvrant à peine de la dépouille des bêtes, ou des lambeaux dune étoffe noirâtre tissée par les femmes. Ces hommes ne semblent-ils pas attester la vérité de ce que Tacite disait des Barbares du Danube, quils se barbouillaient de suie de la tête aux pieds en guise de vêtements? (3)

Si ce peuple était donc si tenace dans ses habitudes et dans ses mœurs, auxquelles il n'a rien changé malgré la civilisation moderne au milieu de laquelle il vit , combien ne dut-il pas être plus tenace dans ses préjugés religieux ! Le catholicisme lui avait été prêché au temps de Justinien (4).

(1) Prokop., Bell. Goth. ni, 14 a Vitam victu arido mcultoque tolérant, sordibus et illuvie semper obsiti. »

(2) Jornand., Bell. Geth. 5.— Prokop., Bell. Goth, m, 4.

(3) « Tincto corpore ». (Tacit. Germ. 43. )

(4) « Si autem alias etiam ecclesias inveneris , quse principales et per se sunt capita , ut Bulgariam , Gyprum , Iberiam , ne mireris. Bulgaria? enim Archiepiseopum

Mais les principes dualistes étaient aux origines mêmes de ce peuple; et nous ne sommes pas encore à la veille du jour où l'enseignement de l'enfant, acheté par la veuve chez laquelle Buddas s'était retiré, n'aura plus de disciples.

honoravit Justinianus. » (Theod. Balsam. , in Synod. Constantin., p. 315. )

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