C.ontiairement aux résultats obtenus par Fr. Petit (S) et
(I) Loc. cit., p. ii «,'t sui\.
(ij Daiict, De rcmjiloi de l'alcool en tlu'rapeuli(iue, niniiiisciit cuuimuiii'iuc par l'aulcur.
i;?) Fr. Petit, Ldlre d'un médecin dc^ Iidpilaii.i' du roi. ITIO.
\(.il(».\ HE I/AIJ.OOL SUK LE SANT,. 185
par lloyer-Collard (1), qui indiquent la coagulation du sanget la mort rapide à la suite d'injection de liquides alcooliques dans la veine jugulaire d'animaux vivants, Magendie ne constate aucun accident après linjection, dans la veine jugulaire d'un chien, d'eau-de-vie ad'litionnée de son volume d'eau. Il est vrai qu'avant lui Orfila Câ) avait reconnu, après une expérience semblable, que le sang, fluide et rougeàtre dans le ventricule gauche, formait plusieurs caillots d'un aspect gélatineux dans les cavités droites du cœur.
Nous savons maintenant à quoi nous devons attribuer ces ditrérences; les expériences de Lallemand, Perrin et Duroy nous ont éclairé à ce sujet. Il en résulte que la mort immédiate ne se produit pas, quand on prend la précaution d'injecter dans les veines de l'alcool assez dilué pour que la propriété qu'il possède de coagulei' l'albumine du sang soi! annihilée. Dans ce cas, le sang reste Hmpidc et conserve à peu près sa coloration normale.
r. Iiestc le dernier procédé el »[ui a ('té le plus souveni employé, c'est l'examen du sang à la suite de l'ingestion d'alcool dans l'estomac.
L'autopsie des individus morts à l'état d'ivresse avait indiqué depuis longtemps que le sang devient noir et acquiert une fluidité spéciale, caractéristique de tous les genres d'asphyxie. Quelques observateurs, entre autres Magniis Hûss (3), avaient indiqué, comme efTet de l'alcool sur le sang, la richesse de ce liqLiide en globules graisseux. Les expéi"iences de Lallemand, Perrin et Duroy ont confirmé ce dernier* lait (i).
Chez un chien alcoolisé, « le sang veineux, disent-ils, avait jierdu sa couleur habituelle; sa surlace était parsemée d'un
(1) Royei'-CoUaiil, Coiiipendiuni de iiKidccine pralique, t. V. l'ii Grilla, Traité de lo.iicolofjie^ i'^ édit.. t. II. lo) Magnus Hiiss, Croiiische Alcohols-Kranldieil. Storkholin, 185'2. (i) Loc. cit.. p. 3<.t.
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liianil nombre tic points brillants, ayant l'aspecl de parcelles iTiiroitanles de clioleslérine. A la loupe et au microscope, on reconnaissait qu'ils étaient constitués par des globules graisseux. »
Mais ces observateurs ont reconnu cpie le sang artériel conservait chez les animaux alcoolisés sa couleur vermeille; ce n'était que lorsque la respiration était diflicile que ce sang présentait une coloration foncée analogue à celle du sang veineux.
Il est bon de noter que toutes ces modiiications dans la constitution du liquide sanguin ne surviennent que lorsque l'alcool ingéré, tout en présentant un degré déconcentration suffisant, est absorbé en quantité assez considérable, et que les laits constatés d'abord par MagnusIIiiss, puis par Lallemand et Perrin. n'ont eu lieu que sous l'influence de l'administration d'alcool à doses assez élevées. Aussi faut-il, croyonsnous, leur attribuer beaucoup plus de valeur au point de vue toxicologique et médico-légal qu'au }>oint de vue physiologique, en les rapprochant des mêmes altérations du sang qui ont étt' constatées par un grand nombre d'obscivateurs à la suite de l'ingestion de substances véritablement toxiques, comme le pJwspItorr, V arsenic, etc., par exemple.
On a attribué cette production de particules graisseuses dans le sang des animaux alcoolisés, telle qu'elle a été constatée par Magnus llùss et par Maurice Perrin, à une véritable décomposition qu'éprouveraient les globules rouges et le plasma du sang sous l'influence de l'alcool (dédoublement de la lécithine en glycérine et en acides oléique, })liospboglycérique, etc.). Malheureusement, cette explication ne repose que sur une hypothèse; avant de racceptei-, il est utile d'attendie que la chimie ait démontré les faits sur lesquels elle s'appuie.
§ :^. — Mainîenant, quelle est l'influence de l'alcool sur