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HARMONIE FRANÇAISE 26S

QuelL^ fortune pour le pays, si un tel projet venait à éclore dans le cerveau de quelque ministre et tentait Tambition d'un homme ayant en main la puissance de transformer les projets en décrets !

Il n'aurait rien à détruire, et il pourrait tout compléter.

rarticipation de l'Église de France au Collège aniyersel de France. — Ses avantages. — Rôle de l'État. — Devoir de neutralité.— Le besoin de pacification des esprits : garantie de succès pour l'institution nouvelle. — Craintes et espérances. — La logique immanente des choses. — Le triomphe éphémère du mal. — Le mftle patriotisme.

C'est à l'État (car il dispose er. maître de la puissance pour modifier , transformer , compléter notre système d'instruction publique) que nous présentons ce programme et nos vœux. Nous voudrions aussi en saisir l'opinion publique y car l'État sans elle est un pouvoir sans autorité.

Combien il serait à souhaiter que la hiérarchie catholique acceptât d'avoir sa place libre dans le Collège universel de France et une représentation éclatante de sa doctrine I Ce qui manque le plus à la vérité, c*est d'être connue. Sans doute la vérité religieuse ne reste pas sans témoignage dans notre pays : elle a ses catéchismes populaires qui la traduisent à Tenfance^ ses apôtres éloquents qui la font aimer du peuple y et d'ardents apologistes qui la défendent avec éclat contre les sophismes et les préjugés; mais, considérée comme science supérieure, elle manque de rayonnement et de publicité.

Elle reste isolée dans ses écoles spéciales, ses séminaires. Urj telle situation procure à la théologie certains avantages, notamment celui d'être conservée plus intacte; mais elle ne saurait lui fournir les conditions d'un développement normal. Tant que durera ce régime, le catholicisme ne pourra guère montrer au monde la splendeur de sa doctrine On le con-

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