‹ Les alliages métalliquesChapitre 21 sur 112 · LAITON FONDU · texte numérisé non relu

LAITON FONDU

ciaux. Si l'addition du plomb, de l'étain ou du fer donne de bons résultats dans des cas spéciaux, la présence simultanée de deux ou de tous ces métaux est généralement nuisible, quelle que soit l'action de l'un quelconque s'il est seul. En fait, il peut être donné comme règle générale, non pas sans exceptions, qu'un alliage de deux métaux est plus stable qu'un alliage de trois ou plus ; plus grand est le nombre des métaux alliés ensemble, plus grande est la difficulté pour obtenir des pièces coulées uniformes et saines. Le plomb spécialement a une tendance à se séparer du mélange par refroidissement, produisant des taches noires invisibles, surtout s'il y en a iJ 0/0 et plus.

Si le métal est coulé en grande quantité, ou si les pièces sont de grandes dimensions, il est établi que, pendant la solidification, une plus grande proportion de cuivre se réunit dans la partie inférieure de la coulée, et l'alliage est ainsi sujet à avoir une couleur plus intense dans cette môme région que dans la partie supérieure. Les constituants d'uil alliage de deux ou plusieurs métaux tendent à se séparer d'après leurs densités respectives ; cette tendance est d'autant plus marquée que les constituants sont plus nombreux et leurs densités plus différentes. Mais si les métaux forment une combinaison chimique, cette séparation n'aura plus lieu.

Pour montrer la différence de composition entre les parties supérieures et inférieures du laiton fondu, l'auteur a fait les déterminations suivantes. Différentes variétés de laiton ont été fondues ensemble, de façon à donner ditîérentes qualités, et coulées dans des moules découronnés en fer de 100 mm. de haut et environ 20 mm. en carré.

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