LAITON A LA CALAMINE
retirer de temps en temps les cendres et le mâchefer. Au-dessousde cette plaque, est lecendriem, communiquant en avant par un conduit à air c avec une voûte i ; c'est par là que l'air est admis et que les ouvriers peuvent pénétrer dans le cendrier. Dans les petits trous de la plaque, sont disposées des tuyères//, plus étroites en haut qu'en bas. L'espace entre les tuyères est rempli avec des briques réfractaires pour former un lit solide ; l'air nécessaire à la combustion pénètre à travers ces tuyères. Quelques fours sont construits en file, et le tout couvert avec un grand cône analogue à celui d'une verrerie (1).
Les creusets sont placés dans le four de façon que le kingpot occupe le centre ; chacun des pots est recouvert avec un morceau de charbon, et on garnit l'intervalle entre les pots avec de petits morceaux de combustible. Quand l'opération est terminée, on retire d'abord le king-pot, et le contenu est bien agité avec une baguette de fer. On retire successivement chacun des autres pots, on agite bien, et lorsque le laiton est rassemblé à la partie inférieure, on le verse dans le king-pot. La scorie est alors enlevée de la surface et le métal versé dans des moules convenables.
Dans ce procédé, l'oxyde de zinc est réduit à une température inférieure à celle du point de fusion du cuivre, qui, exposé à l'action de la vapeur de zinc, se combine à ce métal et donne le laiton. Si on élevait trop la température, le cuivre fondrait, se réunirait à la partie inférieure du creuset et beaucoup de zinc se volatiliserait sans s'allier au cuivre.
Si le métal obtenu par le procédé ci-dessus n'était pas de la qualité demandée, il était nécessaire de faire une nouvelle fusion avec de la calamine ou du charbon de bois, ou avec du cuivre, selon que c'était le cuivre ou le zinc qui était en excès.
(1) Pekcy, Métallurgie, p. 613.
138 ALLIAGES METALLIQUES
Préparation directe du laiton.
§ 51. — Cetle méthode consiste à fondre ensemble le cuivre et le zinc dans les proportions convenables, soit dans un creuset, soit dans un four à réverbère, ce dernier étant surtout employé pour le métal de Miintz ou métal jaune qui doit être en gros lingots. Beaucoup d'essais ont été faits pour abandonner les creusets et y substituer des fours spéciaux du type réverbère ; mais la perte de zinc est si grande et la composition du laiton obtenu si incertaine, que, même pour le métal jaune, beaucoup d'industriels ont quitté le réverbère et sont revenus au vieux procédé des creusets.
Un fourneau à creusets est généralement une chambre rectangulaire de Om.30 à 0m.40 en carré et 0 m. 90 à 1 m. 20 de profondeur, garnie intérieurement de briques réfractaires, et communiquant vers le haut avec une cheminée au moyen d'un tuyau ; ce tuyau est généralement horizontal dans la partie qui le relie au four, puis incliné au-dessus dans la cheminée. C'est spécialement le cas si plusieurs fourneaux s'ouvrent dans une seule cheminée. La construction du four et la disposition des tuyaux sont de première importance, car une légère différence dans l'arrangement des tuyaux affectera considérablement le tirage et empêchera d'obtenir la haute température nécessaire à la fusion du cuivre, du laiton, du bronze et des métaux similaires. La section du tuyau a une grande influence sur le travail du four, car s'il est trop étroit, il y aura beaucoup de frottement, et le tirage sera trop faible.
Pour avoir un tirage actif et énergique, le tuyau doit être spacieux, et la cheminée large et haute. La section du tuyau ■doit varier du sixième au quart de celle du foyer. Un tirage défectueux est très souvent dû à la mauvaise construction