LAITON A LA CALAMINE
lement sur le marché. La réputation qu'avait le laiton à la calamine ne pourrait être maintenue qu'en apportant un grand soin dafis le choix du minerai et du cuivre employés et qu'en prenant des minerais de composition uniforme de façon à n'avoir qu'un produit de propriétés uniformes et déterminées. Le prix de revient du laiton à la calamine est moins élevé que celui du laiton fait par le procédé direct ; mais le premier procédé est beaucoup plus incommode et demande beaucoup plus de temps que le second ; pour les petits fondeurs, il est tout à fait inapplicable.
Laiton à la calamine.
§ 50. — Les minerais étaient d'abord soumis à un traitement préliminaire afin d'éliminer autant que possible les autres composés, tels que le plomb, l'antimoine et l'arsenic, qui diminuent la qualité du laiton. La calamine naturelle était calcinée pour chasser l'acide carbonique, le soufre elles autres matières volatiles, et former l'oxyde de zinc. Le minerai calciné était alors moulu dans un moulin ; le peu de galène était enlevé par lavage, et l'oxyde sec mélangé avec un tiers de son poids de charbon de terre ou de charbon de bois ; le tout était introduit dans des creusets en faisant alternativement des couches de ce mélange et de cuivre granulé.
Les creusets employés étaient en argile réfractaire (0 m. 32 de profondeur, 0 m. 22 de large en haut, Om. 17 au milieu — mesures intérieures).
Le king-pot (c'est ainsi que le creuset du milieu était désigné), avait 0 m. 35 de profondeur et contenait 54 kg. de métal, pendant que chacun des petits ne renfermait que 38 kg. La charge consistait en 45 kg. de minerai calciné, 18 kg. de charbon et 30 kg. de cuivre en grains.
ALLIAGES METALLIQUES
Le four employé se compose d'une chambre circulaire m construite en briques réfrac-taires, fermée au-dessus par un
Fig. 4.
couvercle circulaire dans lequel est-fixé un collier de fonte e e ; à la partie inférieure, se trouve une plaque de fonte a a dans
Fig. 5.
laquelle sont percés 12 trous symétriquement disposés autour d'un plus large k placé au centre ; ces ouvertures servent à