FUSION ET COULAGE DU BRONZE
Le bronze se contracte par solidification, comme les autres alliages de cuivre, mais cette contraction dépend de la composition du bronze et de la température à laquelle il est coulé ; elle varie de 1/30 à 1/77.
Les difficultés relatives au coulage du bronze sont les mêmes que celles déjà décrites à propos du laiton. L'étain ayant plus d'affinité pour l'oxygène que le cuivre, en refondant le bronze, l'alliage devient un peu plus riche en cuivre, et on doit alors ajouter un léger excès d'élain pour suppléer la perle. Les métaux doivent, autant que possible, Mre à l'abri de l'air pendant la fusion ; on couvre la surface avec du charbon de bois ou de l'anthracite en poudre. Autrement, les oxydes se dissoudraient dans l'alliage fondu et modifieraient sa résistance et sa ténacité. Bien plus, le bronze a la propriété d'absorber l'air et les autres gaz quand il esta l'état fondu, et de les dégager pendant la solidification. Si les pièces sont épaisses, ou si le métal fondu est rapidement refroidi, les gaz absorbés ne peuvent pas s'échapper de l'intérieur, et il se produit de nombreuses soufflures. Les gaz sont plus parfaitement éliminés du métal fondu, si on produit une agitation mécanique avec une tige convenable ; si elle est en bois ou en matière carbonifère, quelques oxydes dissous sont décomposés, l'oxygène se combine avec le charbon et s'échappe à l'état gazeux. Les autres impuretés montent aussi plus facilement à la surface par suite de l'agitation, et forment une écume. C'est probablement pour des raisons analogues que le phosphore, le manganèse et d'autres agents réducteurs, ajoutés en petite quantité, sont si efficaces en produisant des pièces saines.
La perte de métal pendant la fusion, comme la qualité du produit, sont influencées par la construction et la disposition du four. Dans un four à réverbère, on doit maintenir une