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FABRICATION DU MAILLECHORT

Le tableau suivant donne la composition centésimale de divers maillechorts :

ADTOHITÉ

Fyle. . , Frick. . .

Guettier .

Id.

Krupp . .

Id.

Hioms. , Guettier .

Id.

Hiorns. ,

Id.

Henry .

Louyet. . D'Arcet , Hiorns.

Smith . , Krupp.

Hiorns .

Id.

Id.

Louyet.

Krupp .

Hiorns. .

Id.

Elmer .

Hiorns.

Louyet.

Rochet.

Hiorns.

Krupp .

COMPOSITION CEXTESIMALK

Cuivre

Nickel

Cobalt

Zinc

trace

Plomb

Les alliages de ce tableau contenant du plomb ne sont employés que pour le coulage, le plomb les rendant plus fusibles.

Fabrication du maillechort.

§ 93. — La fabrication du maillechort était autrefois conduite de deux manières différentes : la méthode allemande et la méthode anglaise.

Procédé allemand. — Le nickel et le zinc devant être utili-'

252 ALLIAGES METALLIQUES

ses pour une quantité donnée de cuivre sont partagés en trois portions égales. Sur le fond'd'un creuset de graphite, contenant 10 kgrs. de l'alliage, on place une couche decuivre, puis au-dessus une couche de nickel et de zinc, puis une couche de cuivre, et ainsi de suite jusqu'à ce que tout le cuivre soit dans le creuset. Un tiers du mélange nickel-zinc est mis de côté pour ajoutcM' plus tard. Le contenu du creuset est alors couvert avec de la poudre de charbon, et les métaux sont fondus dans un four ordinaire. Lorsque l'on suppose que le tout est fondu, on introduit une tige de fer, et on agite vigoureusement. Le reste du nickel et du zinc est alors ajouté par portions, et le tout est bien remué après chaque addition ; on maintient un bon feu pour prévenir la solidification de l'alliage au moment où l'on ajoute du métal frais. Après l'introduction de la dernière portion, on met du zinc dans le creuset pour compenser la perte par volatilisation. Si l'alliage est destiné au laminage, il est recommandé de conserver l'alliage liquide durant quelque temps avant la coulée, la surface étant toujours recouverte de poussière de charbon de bois.

Procédé anglais. — La méthode anglaise diffère essentiellement de la méthode allemande dans la manière de fondre les métaux ensemble ; aucune portion de nickel et de zinc n'est mise de côté, et la quantité totale des métaux (8 1/2 parties de cuivre, 1/2 partie de zinc, 2 à 3 parties de nickel) est fondue en une fois. Les métaux mélangés sont placés dans un creuset au rouge et vivement recouverts avec une épaisse couche de poussière de charbon. Le four est chauffé à son maximum de façon à fondre les métaux aussi rapidement que possible. Après s'être assuré avec une tige de fer que la masse est liquide, on ajoute 1 3/4 à 2 parties d'un alliage préalablement préparé (1 partie de zinc et 1/2 de cuivre). Lorsque cet alliage est fondu, et que toute la masse est bien homogène.

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