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FABRICATION DU MAILLECHORT

2 parties de zinc sont finalement ajoutées. La masse, étant bien couverte avec du poussier de charbon, est alors chauffée aussi tort que possible, et lorsqu'elle est légèrement fluide, on prélève un échantillon pour faire les essais.

Pendant la fusion, les métaux absorbent toujours de l'oxygène susceptible de produire des soufflures au moment de la coulée. La nature de l'alliage peut être déterminée au moyen d'une prise d'essai ; si cet essai est mauvais, quelques fabricants introduisent un tube en terre réfractaire jusqu'au fond du creuset, versent delà poix, puis retirent le tube, La poix est décomposée ; les gaz réducteurs s'unissent à l'oxygène, et par une agitation vigoureuse avant la coulée, ils sont chassés.

11 est juste de dire que les procédés différents de travail, décrits sous les noms de méthodes allemande et anglaise, ne sont pas actuellement généralement employés, une modification ayant été trouvée plus rapide, économique et donnant également de bons résultats.

Les métaux entrant dans la composition du maillechort ne sont pas généralement employés à l'état libre ; ils sont au préalable amenés à l'état d'alliages binaires. Ainsi le nickel est quelquefois allié au cuivre dans la proportion de I de nickel pour 2 de cuivre, ou bien en proportions égales. Le zinc est employé sous la forme de laitons, les alliages communs consistant en poids égaux de cuivre et de zinc, et \ partie de cuivre pour 2 de zinc.

La nature cristalline du maillechort, quand il est coulé dans des moules en fer, rend le métal quelque peu difficile à être travaillé mécaniquement, surtout s'il y a une grande quantité de nickel ; mais ou peut remédiera cet inconvénient par un recuit soigné à une température modérée et un martelage convenable. Bien entendu, certaines proportions donnent de meilleurs résultats que d'autres, comme il a été mon-

tré plus haut par les expériences de l'auteur. La structure cristalline disparaît graduellement au fur et à mesure que le laminage progresse, des recuits nécessaires étant faits ; et lorsque les feuilles ont été laminées suffisamment minces pour les usages ordinaires, la cause d'aigreur a été pratiquement éliminée, de telle sorte que l'alliage peut être travaillé sous n'importe quelle forme.

On a trouvé pratiquement que certaines variétés de maillechort deviennent plus homogènes si^on les i'efond,^el peuvent être travaillées avec plus de facilité : mais ceci n'estpas nécessaire si dès le début on a pris les proportions convenables des métaux, en utilisant les alliages cuivre-nickel et cuivre-zinc pour être fondus ensemble au lieu des métaux séparés.

On doit se rappeler que chaque fois que le maillechort est refondu dans un creuset, il se forme une certaine quantité d'oxydes, et qu'il se volatilise plus de zinc que de cuivre ou de nickel, de sorte que les proportions^relatives des constituants sont changées. Dans les cas de fusions répétées, il est nécessaire d'ajouter du zinc métallique pour compenser la perte, et il est convenable de ne mettre ce zinc qu'après que la fusion de l'alliage a été bien effectuée. Ceci est une raison de penser que le zinc ainsi ajouté contribue à purifier le métal en s'unissant avec le métal absorbé. Que ceci soit ou ne soit pas, l'auteur a prouvé qu'une telle addition était avantageuse dans beaucoup de cas, sinon dans tous.

Il faut beaucoup de soin, dans la coulée de l'alliage, pour éviter le refroidissement du métal, et comme on a besoin d'une haute température pour maintenir le métal suffisamment liquide, le moule est maintenu fermé, et les ouvertures donnant ordinairement accès à l'air froid sont fermées aussi. Toutes les précautions décrites plus haut à propos du laiton

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