SOUDURES POUR MAILLECHORT
s'appliquent au mail lechort. Mais comme le maillechort se refroidit plus facilement que le laiton, il peut être nécessaire, lorsqu'un moule a été rempli, de réchauffer le métal restant dans le creuset avant de le verser dans un second moule.
Les moules employés pour le maillechort sont de môme forme que ceux décrits pour le laiton ; ils en diffèrent par les dimensions. Les lingots destinés au laminage ont Om. 40 à 0 m. 4S de longueur, 0 m. 10 à 0 m. i3 de largeur et 2S à 32 mm. d'épaisseur. Ceux destinés au tréfilage ont 1 m. 40 à 1 m. 30 de longueur, 0 m. 08 de largeur et 32 mm. d'épaisseur.
Soudures pour maillechort.
§ 94. — Les soudures dures, employées pour réunir les différentes parties d'un article en maillechort, sont généralement faites des mômes métaux que ceux qui composent l'alliage devant être soudé ; mais les proportions sont telles que le point de fusion est un peu plus bas. En général, le joint est d'autant plus parfait que le point de fusion de la soudure se rapproche davantage de celui du maillechort, sans cependant l'atteindre. Dans quelques cas, on emploie la soudure à l'argent pour les articles de maillechort ; et la soudure au maillechort est aussi utilisée pour souder les articles de fer et d'acier, à cause de son haut point de fusion et de sa grande ténacité.
La soudure pour maillechort est connue sous différents noms: soudure argentan, argtizoîd, eic. Elle est rendue plus fusible par addition d'une grande proportion de zinc au cuivre et au nickel. Le mode de fabrication est le même que celui décrit pour la soudure de laiton, et les proportions des composants dépendent de l'alliage destiné à être soudé. Pour les alliages riches en nickel, il faut une soudure plus réfrac-
taire que celle qui est employée pour les alliages bon marché et plus fusibles.
En faisant la soudure argentan , le cuivre et le nickel doivent être fondus d'abord, puis le zinc ajouté à l'état libre ou sous la forme de laiton contenant beaucoup de zinc. L'alliage est alors coulé en lames minces qui sont brisées en morceaux étant encore chaudes, et pulvérisées dans un mortier de fer. La facilité avec laquelle il peut ôtre pulvérisé dépend de la proportion de zinc. S'il est trop aigre, cela indique trop de zinc, et même s'il est quelque peu malléable, cela peut tenir aussi à ce qu'il y a trop de zinc ; on peut remédier au défaut en ajoutant de l'alliage frais et en refondant. L'excès de zinc peut être chassé par fusion, mais bien entendu, ce procédé est coûteux. La composition exacte peut toujours être déterminée en prenant un échantillon et l'essayant avant de couler la masse totale. L'alliage est blanc-gris, avec un éclat brillant.
Afin d'essayer les meilleures proportions pour souder les articles contenant de 16 à 22 0/0 de nickel, l'auteur a obtenu un échantillon d'une soudure employée par un grand fabricant; l'analyse de cette soudure est la suivante :
Cuivre 47,10
Nickel 10,95
Zinc 41,95
Les trois types suivants furent alors préparés :
I II III
Cuivre 45 38 35
Nickel 10 12 8
Zinc 45 50 57
Les trois échantillons furent pulvérisés encore chauds et
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