ETAIN ET ZINC
pie coulée ou après avoir été limé, devient plus brillante, et cela proportionnellement à la teneur en étain.
« Les alliages déjà riches en étain deviennent granulés lorsque la proportion de zinc augmente. Len° 3 — SO d'étain et oO de zinc — a la cassure du fer, mais sa couleur est plus terne.
« L'alliage n" 9 — • 99 d'étain, I de zinc — a une cassure ne présentant pas beaucoup l'aspect dentelé de l'étain ; il est gris terne et finement granulé.
« Le poids spécifique des alliages d'étain et de zinc correspond au poids spécifique moyen des deux métaux ; cependant les alliages oîi l'étain prédomine sont plus denses.
« La perte est plus grande lorsque le zinc est en excès ; l'étain ayant été mis dans le creuset après la fusion du zinc, nous pensons que la plupart de la perte vient du zinc.
« L'addition de i 0/0 d'étain au zinc suffit pour lui donner une plus grande résistance sans diminuer sa dureté. 1 0/0 de zinc ajouté à l'étain diminue la flexibilité de ce dernier, et ce qui est remarquable, le cri de l'étain n'existe plus. Ces deux alliages, quand la combinaison est intime, ne présentent aucun autre changement possible.
« L'alliage de 50 d'étain et oO de zinc est le meilleur, eu égard à la raideur et à l'économie. Plus de zinc donnerait un alliage moins homogène, plus cristallin, aigre ; plus d'étain produirait un métal trop mou et graissant la lime. Cependant, pour les pièces minces et résistantes, un alliage de 70 d'étain et 30 de zinc est convenable. Les alliages compris entre ces nombres et les proportions par moitié sont très résistants et très tenaces. Leur malléabilité augmente avec la proportion d'étain.
« L'alliage de 1 de zinc à 99 d'étain, sans diminuer la mai-
ALLIAGES METALLIQUES
léabilité du dernier métal, augoiente sa dureté et sa ténacité pour les pièces coulées. ' •
« Les alliages contenant le maximum de zinc sont utilisés dans les fonderies pour les pièces épaisses ; ils sont alors très économiques. Au-dessus de 30 d'étain pour 70 de zinc, ils restent presque aussi secs que le zinc lui-même. L'alliage 25 d'étain et 73 de zinc est moins flexible et moins cassant que le zinc ; il pourrait être adopté pour les modèles de fonderie.
« Les alliages n°' 6 et 8 nous apparaissent plus secs que le zinc. Dans ces expériences, l'étain passant à travers la masse fondue dans le moule s'est précipité au fond. Nous pouvons déduire de là qu'une quantité d'étain, sensiblement inférieure à 1 0/0, est suffisante pour changer la nature du zinc.
« Dans les proportions 40 d'étain et 60 de zinc, l'alliage ne possède que peu de malléabilité. »
Un alliage de 11 parties d'étain pour! de zinc, battu en feuilles, constitue l'argent faux en feuilles.
D'après Rudberg, ZnSn*^ (1 partie de zinc pour 10,75 d'étain) se solidifie complètement à 204°C., mais tous les autres alliages se séparent par refroidissement en deux portions, l'une consistant en ZnSn", qui ne se solidifie que lorsqu'il est refroidi à 204°C., pendant que l'autre, formée d'un alliage contenant une plus grande proportion de l'un ou de l'autre métal, se solidifie à plus haute température ; ainsi ;
Zn Sn''
Zn Sn«
Zn Sn*
Zn Sn3
Zu Sn^
Zn Sn
Point variable
Un métal, très employé maintenant pour les boutons, est préparé en laminant une lame mince d'étain sur chaque côté d'une feuille épaisse de zinc. Les métaux se soudent bientôt