ETAIN ET PLOMB
ensemble, et le produit obtenu a l'avantage des objets étamés.
Ëtain et plomb.
§ 96. — Ces métaux sont facilement fusibles et s'unissent en toutes proportions, formant une série d'alliages intéressants. Le plomb laisse sur le papier une trace noire, et lorsqu'il est allié à une quantité limitée d'étain, ce caractère subsiste ; mais si l'on dépasse cette limite, l'alliage perd sa propriété de noircir le papier. Il est ainsi possible d'estimer grossièrement la quantité de plomb présent dans un échantillon, si l'on y ajoute la façon de se comporter du métal sous le marteau, la lime et le ciseau. 90 parties d'élain et 10 de plomb donnent un alliage ne rayant pas le papier; — 75 d'étain et 2o de plomb laissent une légère marque. Entre ces limites, aucune trace ne peut être observée sur le papier. Tous les alliages plomb-étain contenant moins de 73 0/0 d'étain ont la propriété de marquer le papier.
Les alliages de plomb et d'étain ont moins de retrait par le refroidissement que chacun des métaux pris séparément; ils sont moins fluides à l'état fondu, et les pièces n'ont pas la même finesse. L'effet du plomb ou de l'étain est d'augmenter leur malléabilité et leur ductilité, mais de diminuer leur ténacité et leur dureté. Dans l'alliage, 90 d'étain, 10 de plomb, l'étain conserve son cri, mais à un degré moindre que dans l'étain pur. Au contraire, 1 0/0 de zinc dans l'étain est suffisant pour faire disparaître le cri de l'étain lorsque le métal est courbé.
Le tableau suivant contient les résultats des expériences dé Kutfer, relatifs aux poids spécifiques et aux points de fusion des alliages plomb-étain.
L'auteur a ajouté la composition centésimale.
ALLIAGES METALLIQUES