ALLIAGES IMITATION ARGENT 35S
Les soudures d'argent sont employées pour souder d'autres métaux ou alliages (fonte, acier, laiton, maillechort, alliages d'or, etc.).
Comme il a déjà été mentionné, le flux le plus employé pour les soudures fortes est le borax ; quelquefois pour les soudures très dures, on prend du verre pilé. A Vienne, on utilise une substance appelée streuborax ou sprinkleborax, composée comme suit :
Borax calciné 87,5
Carbonate de soude .... 7,,^ Sel commun .^
Ces matières sont chauiïées pour chasser l'eau de cristallisation, puis pulvérisées. L'objet de ce mélange est d'empêcher la montée de la soudure, et de faciliter son raccordement. Cependant il produit plus d'encombrement que si l'on emploie le borax seul, et s'il conserve l'élat humide quelque temps après qu'il est fait, la soudure devient jaune.
Alliages imitation argent.
§ 162. — Alliage de Clark. — Cuivre : 75 ; nickel : 14,3 ; zinc : 7,3 ; étain : 1,5 ; cobalt ; 1,5 0/0.
Alliage de Baudoin. — Cuivre : 72 ; nickel : 16,6 ; cobalt : 1 ,8 ; étain : 2,5 ; zinc : 7,1 0/0. Quelquefois environ 0,5 d'aluminium.
Alliage parisien. — Cuivre : 69 ; nickel : 19,4 ; zinc : 6,5 ; cadmium : 5 0/0.
Alliage blanc. — Cuivre : 64,5 ; étain : 32 ; arsenic : 3,5 0/0.
Argent chinois. — Cuivre : 58 ; zinc : 17,5 ; nickel : 11,5 ; cobalt: U ; argent: 2 0/0.
Alliage de Warne.— Etain : 37 ; nickel : 26 ; bismuth : 26 ; cobalt : 11 0/0.
HlOBNS 2S
Min argent. — Cuivre : 5&'; nickel ; 40 ; LungsLène : 3 ; aluminium : 1 0/0.
Alliage blanc. — Cuivre : 59 ; étain ; 31 ;-lailon : 8 ; arsenic : 2 0/0.
Voir aussi le chapitre sur le maillechort, les alliages (T argent, zinc., cuivre et nickel.
Les alliages ci-dessus sont employés pour la joaillerie bon marché et les marchandises galvanisées. Les fils peuvent servir pour faire les épingles, les broches, les agrafes, etc. Ils sont plus durs et plus difficiles à travailler que les alliages d'argent ordinaires, mais leur dureté et leur ténacité les désignent bien pour les usages mentionnés ci-dessus.
Fabrication et fusion de l'argent et de ses alliages.
§ 163. — Les creusets les mieux adaptés pour fondre l'argent sont faits d'argile et de plombagine, et connus sous le nom de creusets de plombagine. Ils résistent à l'action de la chaleur et aux changements brusques de température beaucoup mieux que les creusets de terre ordinaires ; s'ils sont préalablement recuits, ils peuvent servir beaucoup de fois sans craquer ni se briser. Ils résistent aussi mieux à l'action corrosive des laitiers et des flux.
Les alliages qui ne contiennent que de l'argent et du cuivre peuvent être préparés en fondant ensemble les deux métaux sous une couche de poussier de charbon. Lorsqu'ils sont fondus, on agite vigoureusement la masse avec une tige de fer, puis on coule. Si le zinc rentre dans l'alliage, ce métal est d'abord chauffé, puis ajouté après que l'argent et le cuivre sont fondus; le tout est vigoureusement agité. Le zinc, en effet, est un métal volatil ; et comme la volatilité augmente avec la température, il est bon d'ajouter le zinc aussitôt que