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FABRICATION ET FUSION DE L'ARGENT ET DE SES ALLIAGES

les autres métaux sont fondus. Le métal est généralement coulé dans des lingotières plaies, de façon à obtenir une plaque d'argent bonne pour le laminage ou le tréfilage; les mêmes précautions indiquées pour les alliages d'or s'appliquent à ceux d'argent. Le poussier de charbon employé doit être de bonne qualité ; les alliages sont quelquefois mauvais à cause du charbon. Si on emploie de l'étain, il ne faut le mettre qu'après fusion du cuivre et de l'argent ; mais cette précaution n'est pas aussi indispensable qu'avec le zinc ou l'arsenic.

Si l'on emploie concurremment avec le métal neuf des rognures ou des alliages, il faudra un fondant pour éliminer les impuretés susceptibles d'être introduites. Dans la plupart des cas, on se sert du carbonate de soude ou du borax ; ce dernier doit être employé en petite quantité.

§ 164. — La tournure, comme on appelle les limures et rognures, etc., est purifiée en brûlant la matière organique et fondant dans un creuset en forme de quille avec des fondants convenables. Le mélange suivant peut être donné à titre d'indication générale :

Tournure. 70 à 80 parties

Carbonate de soude .... 10 à 15 —

Sel commun . 5 —

Bisulfate de potasse 2 —

Le nitrate de potasse peut remplacer le bisulfate ; mais on ne doit les employer qu'en petite quantité. Le sel ne doit pas être mélangé avec l'argent et les autres flux ; il sert à couvrir le mélange, pour l'empêcher de monter trop et de déborder.Pour commencer, le creuset ne doit être qu'à moitié plein. Lorsque toute la masse est liquide, on maintient en fusion pendant une demi-heure. Puis on laisse graduellement refroidir, et on brise le creuset pour avoir la masse métallique.

Quelques manufacturiers préfèrent fondre la tournure dans

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un creuset en plombagine ordinaire, avec du carbonate de soude comme flux. Lorsque le métal est bien fondu, le mélange est bien agité de temps en temps avec une baguette de fer, et le métal est iinalemeni coulé dans une lingotière, prêt pour l'affinage.

Bureaux de garantie et d'essai en Angleterre.

§ 165. — L'argent monnayé est essayé et marqué dans certains bureaux dûment autorisés, situés dans différentes parties du royaume. Les marques indiquent le fabricant, le titre de l'alliage, l'endroit et l'année de l'essai et le paiement des droits. Le nom du fabricant est indiqué par ses initiales, le litre de 0,923 par un Lion passant, l'endroit de l'essai par des armes héraldiques, l'année par une lettre qui est changée tous les ans, et le paiement des droits par la tête du souverain. Il y a sept bureaux d'essai, pour lesquels les armes sont les suivantes : Londres, une tête de léopard; Birmingham, une ancre ; Ghester, une épée entre trois gerbes ; Exeter, un château avec trois tours ; Sheffield, une couronne ; Newcastlesur-Tyne, trois châteaux avec une tête de léopard ; York, une croix et cinq lions, avec une tête de léopard. Il y a deux bureaux d'essai en Ecosse où le titre normal est indiqué par un chardon. Les marques distinctives sont : Edimbourg, un château ; Glasgow, un arbre sortant d'une montagne, avec une cloche sur la branche gauche, un oiseau sur celle d'en haut ; au-dessus du tronc, un saumon tenant dans sa bouche un unnelet. En Irlande, l'essai et la marque se font à Dublin. Le titre de 0,923 et l'endroit de l'essai sont indiqués par une harpe couronnée, le paiement des droits par le chiffre de l'Irlande, avec une marque additionnelle de la tête du souverain.

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