‹ Les Allocations Familiales et les Caisses de CompensationChapitre 15 sur 31 · RARE RUES · texte numérisé non relu

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voyons que sur les 65 Caisses existant le {er juin 4994, 38 sont professionnelles et 25 Caisses interprofessionnelles avec taux unique de compensation. Donc prédominance marquée de la Caisse professionnelle.

À l'origine le syndicat métallurgique de Grenoble avait orgrnisé sa Caisse comme un service de son syndicat. ,

Les membres du syndicat seuls devaient faire partie obligatoirement de la Caisse ; les allocations étaient inscrites dans le contrat detravail. Au fur et à mesure que l'institution des allocations gagna du terrain, la Caisse interprofessionnelle de plusieurs ou de toutes les industries d'une même région se développe à côté de la Caisse professionnelle d’une seule industrie.

La Caisse interprofessionnelle est la forme de l'avenir correspondant à la signification des allocations et au but que poursuit le patronat français.

La question des allocations n’est pas une question individuelle ni professionnelle, c'est une question d'ordre général intéressant toute l’industrie française ; il n’y a donc pas de raison pour que la compensation s'arrête à la corporation et pour que les industries si« tuées dans la région et par conséquent dans le même milieu social au point de vue du coût de la vie et des habitudes, contribuent dans des proportions différentes aux charges des allocations.

Il ne faut pas qu'il se produise une concurrence entre industries par suite de taux différents d’allocations et

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qu’une industrie tire un profit quelconque de cette méthode.

Les allocations sont indépendantes du salaire, nous le répétons encore, indépendantes de la qualité et de la quantité du travail, elles doivent revenir à la famille ouvrière et non à un ouvrier déterminé ; si l’industrie veut vivre, elle doit favoriser la création et la conservation de la main-d'œuvre; donc l’industrie tout entière et sans distinction de profession doit profiter du régime des allocations.

Certaines industries, le textile par exemple, n’emploient que des femmes, des enfants ; cette sélection est possible si les chefs de famille sont déjà employés par d’autres industries de la région et l’on a remarqué que certaines professions « stériles » comme le textile deviennent « prolifiques » lorsque pour des raisons de débouchés ou d’autres, elles s’établissent dans une région ou le flot des chefs de famille n’est pas canalisé par d’autres industries, Il y a donc là une sorte de pénétration réciproque que doit comprendre le patronat.

L’industriel métallurgique qui assiste les enfants de son personnel n'est pas du tout sûr que ceux-ci resteront dans son établissement et n’iront pas renforcer les rangs d’une autre industrie. Pourquoi certaines industries n'employant que des hommes supporteraient-elles pour les autres n’employant que des femmes et des enfants le poids des allocations ?

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