‹ Les Allures cliniques de la Syphilis et les formes de paralysie générale consécutiveChapitre 11 sur 152 · LEE · texte numérisé non relu

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Il résulte donc de ces expériences que ce ne serait pas le spirochète lui-même, modifié ou non, mais bien un bacille différent, le bacille diphtéroïde, celui que Robertson appela Bacillus paralyticans, qui serait la' cause de la maladie de Bayle. O’Brien et Candler partagent l’opinion de Robertson. A. Marie s'en sépare ; et l’on se rappelle sa communication au Bulletin de la Société cliniquede Médecine mentale en juin 1914, où avec Levaditi il a signalé le tréponème de la paralysie générale comme « différent au point de vue biologique du spirochète pâle de la syphilis cutanée et muqueuse ». Ces deux auteurs considérent ce tréponème comme une variété à part, neurotrope, du spirochète pâle. Son affinité pour le système nerveux explique l'éclosion tardive des manifestations cérébrales : son existence, peut-être en symbiose, avec le tréponème-type, dans certaines sources de contamination, rend compte de l'apparition de la paralysie générale chez les syphilitiques infectés à ces sources, alors que les autres restent indemnes (1). :

Nous retiendrons de ces données récentes que lorsqu'on assigne à la méningo-encéphalite, comme cause, un bacille spécial fixé, il s’agit sans doute d’un micro-orga-

. nisme différent du spirochète banal qui donne une syphilis ornée de toutes ses manifestations cutanées, muqueuses,

viscérales. Sans vouloir pénétrer la question bactériolo-

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