‹ Les Allures cliniques de la Syphilis et les formes de paralysie générale consécutiveChapitre 117 sur 152 · CONSIDÉRATIONS CLINIQUES · texte numérisé non relu

CONSIDÉRATIONS CLINIQUES

Ce cas nous offre plus d'intérêt encore que les autres. La période entre le chancre'et la paralysie est de trente et un ans. Cette période fut marquée par des manifestations cutanées (roséole), des maux de tête, et une réinfection

syphilitique.

Pas d’excitation nerveuse chez les parents. Le malade n’est pas nerveux.

Précocité intellectuelle.

Entrée dans la paralysie par de la dépression hypocondriaque très marquée.

La femme fut contaminée. La réaction de Wassermann est positive. Au physique, Bi... présente une lésion cardiaque, des fonctions trophiques mauvaises, une grande faiblesse aux jambes.

Nous rencontrons donc, comme nous en avons déjà décrit des cas, un malade moins touché au point de vue psychique que physique. Ce qu'il faut noter dans ce cas, ce sont les poussées de délire hypocondriaque, les hallucinations cénesthésiques et autoscopiques que le malade présenta. Mais l'apparition par poussées et Ja disparition rapide n’enlèvent rien au syndrome de notre deuxième forme à laquelle nous rattachons ce cas. Il était utile

d’attirer l’attention sur ces poussées délirantes fugaces. ,

M..., trente-huit ans. Capitaine au long cours ; marié à vingt-quatre ans. Entré à Sainte-Anne le 8 juillet 1914.

— ANTÉCÉDENTS HÉRÉDITAIRES

Renseignements Journis par le malade. — fe père est mort à soixante-trois ans, après une longue maladie ; pas nerveux. La mère vivante, a soixante-seize ans ; bien portante, elle n’est pas nerveuse Les ancêtres du malade sont morts vieux ; ils n'étaient pas nerveux non plus. Il n'y a pas eu dans la famille de maladies héréditaires, surtout nerveuses. Un frère du malade mourut à deux ans de convulsions; une sœur à six ans, du croup.

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