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Nous avons examiné pour notre travail environ une centaine de cas de paralysie générale, entre 1914 et 1916, soit à la clinique de l’Asile Sainte-Anne, à Paris, soit dans des - services d’aliénés en Italie. Nous avons aussi utilisé des cas que nous devons à l’obligeance de quelques confrères ; ét d’autres, déjà étudiés par nous précédemment, dont nous gardons les dossiers.
Toutefois, plusieurs de ces cas ont été abandonnés, parce qu'ils nous ont paru moins riches de renseignements précis * pour notre but, et nous n’en avons gardé qu'une cinquantaine aux renseignements très sûrs et complets.
Nous dirons quelques mots d'explication sur la façon dont nous présentons nos dossiers cliniques. Nous avons trouvé que les cas examinés se groupaient, soit par l'allure de la Syphilis, soit par les caractères cliniques de la paralysie, soit encore par l’état de santé ou de maladie du conjoint et de la descendance, en deux vastes catégories bien distinctes, en deux formes, tandis que quelques cas s’éloignaient, pour des raisons que nous montrerons, de ces | deux groupes. Pour faciliter l'intelligence des dossiers documentaires des malades, nous avons rassemblé tous
ces dossiers selon trois chefs. Nous appellerons donc
première et seconde formes les deux grandes catégories dont nous parlions, et les cas qui s’en éloignent, cas mixtes. Nous nous réservons de remplacer plus loin ces dénominations banales par des termes qui, selon l'étymologie, indiquent mieux le caractère principal de la forme même. Nous verrons aussi comment l'examen anatomo-pathologique nous conseille l'isolement de ‘ces deux formes prin-
cipales et distinctes.
pue
Paralysies générales de la
première forme