‹ Les Allures cliniques de la Syphilis et les formes de paralysie générale consécutiveChapitre 133 sur 152 · CONSIDÉRATIONS CLINIQUES · texte numérisé non relu

CONSIDÉRATIONS CLINIQUES

Nous sommes en présence d’une syphiks commune quia donné lieu à tous les accidents que nous avons vus. Il faut remarquer la période assez brève qui s’écoula entre le chancre et le début de la paralysie générale, trois ans et demi. :

Ici encore on voit cette syphilis banale faire place à une paralysie dans laquelle les phénomènes initiaux sont sur-

tout à la charge de l'intelligence et accompagnés de graves

troubles physiques. Les troubles psychiques, dans une période ultérieure d'équilibre s’améliorent beaucoup,tandis que les phénomènes somatiques persistent.

Hors de cela, faiblesse et asthénie psychique. On lui conseilla le repos absolu. Vers la fin de l’année et au commencement de 1914, les céphalalgies sont plus fréquentes et plus intenses encore. Le malade à des douleurs atroces qui l’affolent parce qu'il les met au compte de sa maladie. Crises de désespoir et véritables accès d'hypochondrie au cours desquels il va se réfugier auprès d’un ami.

Sa vue baissa; à un examen ophtalmoscopique, on à noté une altération du fond de l'œil. et le signe d’Argylit, Au commencement de 1915, les crises de désespoir, les céphalalgies, les malaises augmentèrent; au mois de mars, en se levant, il eut un ictus, tomba et resta sans connaissance à terre où on le retrouva après un temps assez long.

Il ne pouvait plus faire un mouvement volontaire, sa bouche ét sa langue étaient déviées du côté droit.

Pensée confuse et comme en un état crépusculaire. Très ému, il pleuraïit, il avait des superpositions de souvenirs dans lesquels il confondait personnes et choses. Paramnésie et amnésie antérograde très marquées.

Cet état mixte de lucidité et de confusion s'améliora progressivement en une vingtaine de jours.

Il est resté à la jambe une monoplégietlasque très légère : le malade marche bien, traînant un peu la jambe. La

monoplégie brachiale est plus accentuée ; les mouvements

du bras et de l’avant-bras prennent bien la position hori-

zontale, mais la main garde une position de contracture

extrême.

G..., trente-deux ans. Mécanicien. Entré à l'asile Sainte-

Anne en 1916. Sas

J. — ANTÉCÉDENTS HÉRÉDITAIRES

Père mort on ne sait de quoi. De bonne santé toute sa vie. Calme et doux de caractère.

Mère, soixante-cinq ans, vit encore. Bonne santé. Calme, douce et triste. Elle a eu treize grossesses, dont une seule fausse couche attribuée à une chute. Six garçons et six filles. Grossesses à terme. Elle en perdit six en bas âge: un de convulsions, un autre de méningite, deux de la « colérine ». Les survivants sont normaux et de bon caractère ; jamais malades. Mariés, ils ont des enfants bien portants, calmes et d’excellent caractère.

Toute la famille est très calme.

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