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testin, avec selles impérieuses survenant sans cause notable, sans coliques.
En 1910, on constata une altération des réflexes rotuliens avec de la raideur dans la démarche. En 1912, apparition de crises vésicales très douloureuses, avec spasmes, rendant les mictions difficiles. L'examen du sang eut à ce moment un résultat positif.
On a noté l’apparition de troubles sensitifs accusés par le malade comme des douleurs fulgurantes dans les membres inférieurs, peut-être simplement engourdissement ou fourmillements.
En 1914, disparition des crises vésicales, traitement régulier par piqûres ; de même en 1915. À cette époque,troubles moteurs, surtout de l’équilibre avec disparition progres- Sive des réflexes rotuliens et persistance des maux d'intestin et d'estomac.
En juillet 1915, mis en face d'une demande en divorce de sa femme, B... fait brusquement un ictus congestif, ou peut-être crise laryngée avec dyspnée, angoisse, cyanose, perte de la parole accompagnée de migraines et douleurs névritiques des membres ; une saignée de 200 grammes est faite d'urgence ; le malade revient à lui et retrouve quelques heures après l’usage de la parole.
Cependant, depuis cette crise, malgré les traitements piqûres qu’on lui faisait, on constate un déclin de lactivité mentale, de l'inaptitude aux efforts intellectuels,
des troubles marqués de la mémoire avec accès de tris-
RRENNSS
tesse et découragement ; en décembre 1915 les troubles moteurs s’accentuent, la marche est très défectueuse et le malade fait des chutes fréquentes. L'état empire graduellement. Le 7 février 1916 on signale des troubles de la parole, avec accrocs, modifications du ton, du débit, incorrections de langage, incohérences, etc. Sa famille dit qu'il pouvait parler mais n’exprimait pas sa pensée avec les mots vou: lus. En même temps ou comme conséquences : affaiblissement de l'intelligence avec diminution de l'attention, de la volonté, de la mémoire des faits récents, modification grave de l’humeur, du caractère ; colères fréquentes nées de la peine à se faire comprendre, etc. La situation devenant inquiétante pour l’entourage même du malade (actes violents vis-à-vis de sa femme et de sa mère, menaces de
revolver, etc.), on conseilla l'internement.