CONCLUSIONS
De cette étude nous pouvons maintenant tirer les conclusions suivantes :
1° L'étude de la syphilis qui précède la paralysie générale montre qu'elle a deux allures différentes: ou la syphilis n'a pas de manifestations spécifiques ou elle s’en accompagne. Ces deux formes de syphilis donnent naissance à deux formes de paralysie générale différentes que l'étude de l’allure de la syphilis permet de prévoir ;
2° La forme de paralysie générale déterminée par une | syphilis à allure latente (première forme) a ces caractères spéciaux : |
Explosion après dix ou quinze ans, parfois vingt, de l'infection primitive.
Syphilis sans aucune manifestation spécifique.
Début de la paralysie par symptômes d’excitation psychique et somatique avant la démence. Santé physique bonne.
Conjoint non contaminé. Wassermann toujours négatif.
Descendance chétive, mais non contaminée. Pas de signes
Er il
d’hérédo-syphilis. Wassermann toujours négatif. On peut retenir que dans cette forme nous sommes en présence d’un spirochète neurotrope (syphilis nerveuse) qui s’est fixé d'emblée sur le système nerveux, changeant par le milieu son biochimisme ;
3° La forme de paralysie générale déterminée par une syphilis à allure riche en manifestations spécifiques (deuxième forme) a ces caractères spéciaux :
Commencement après deux à quatre ans, ou vingt-cinq à trente, del’infection primitive.
Syphilis avec cortège de manifestations spécifiques.
Début de la paralysie par symptômes démentiels, avec dépression psychique et somatique. Santé physique compromise.
Conjoint contaminé. Wassermann toujours positif.
Descendance portant des signes d’hérédo-syphilis, et contaminée. Wassermann positif. Dans cette forme on peut retenir que c'est l'agent banal de la syphilis qui, par des complications artério-méningées, aboutit à la paralysie générale ;
4 I y à des cas mixtes peu nombreux, dans lesquels on trouve des éléments de l’une et de l’autre forme (manifestations syphilitiques et intégrité du conjoint et de la descendance) quand le terrain joue le plus grand rôle, fixant le tréponème sur le système nerveux après qu'ila déjà donné ses manifestations. Si le mariage et la concep-
tion arrivent après cette fixation, la contamination du con-
joint et des enfants manque comme dans la première forme ;
5° Par l’isolement pafogénetique de ces deux formes on peut espérer dé pouvoir instituer des applications thérapeutiques plus rationnelles et surtout spéciales à chaque forme ;
6° Pourcentage.
L'examen des malades, il nous permet de les diviser ainsi :
Première forme (cito-pallium paralysie G.) 74 0/0.
Deuxième forme (angio-paralysie G.) 22 0/0.
Cas mixtes 4 0/0.
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Le président de la thèse