‹ Les Allures cliniques de la Syphilis et les formes de paralysie générale consécutiveChapitre 60 sur 152 · CONSIDÉRATIONS CLINIQUES · texte numérisé non relu

CONSIDÉRATIONS CLINIQUES

On ne peut savoir la date de l'infection syphilitique, mais, semble-t-1, on pourrait la placer assez vraisemblablement à vingt-cinq ans, lors de la période militaire de vingthuit jours. En tous cas, de l'absence des manifestations cutanées où muqueuses, nous pouvons conclure que nous sommes en présence d’une syphilis nerveuse. Il faut noter la névrose du père. La femme n’a pas fait de fausses couches, signe qui nous autorise, quoique nous n’ayons pas eu le résultat de la réaction de Wassermann, à penser qu’il n’y a pas eu de contamination syphilitique.

La période écoulée entre le chancre et l’éclosion de la paralysie générale peut être,avec assez de probabilité estimée à douze ans environ.

Les premiers symptômes de la paralysie remontent à 1905, quand le malade avaïttrente-trois ans.Nous trouvons : modification de caractère, irritabilité, accès de colère, hyperactivité, excitation motrice. La santé physique du malade, comme dans les cas où il s’agit de syphilis nerveuse, ne présente pas d’altérations dues à l'infection syphilitique. Les crises gastriques sont dues sans doute aux habitudes alcooliques avérées.

À l'examen actuel on a remarqué : caractère excitable,

irritable et agressif, avec tendance au délire de persécution, idées de grandeurs, crises de patriotisme exalté, et des épisodes de dépression qui ne changent pas la physionomie psychique du cas.

Physiquement on note, comme c’est la règle dans ces cas, peu de troubles. Le tremblement est menu et dû peutêtre à l’éthylisme ; il n’y a pas de lésions syphilitiques aux

grands organes.

(Cas personnel de l’auteur).

P.., trente ans. Comptable dans une banque. Marié à |

vingt ans.

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