CORRESPONDANCE LITTERAIRE
(Voy. page 1 5 1 , deuxième partie : les Almanachs littéraires.)
« Le théâtre (dit La Harpe, en parlant du théâtre révolutionnaire) est retombé dans la plus pitoyable barbarie : nous sommes venus en ce genre au dernier degré delà turpitude. La liberté de tout dire, de tout mettre sur la scène, dispense depuis deux ans nos auteurs dramatiques de toute espèce de talent, de la plus légère connaissance de l'art. Ce sont des misères dont il n'est plus question, et pourvu que l'on mette sur la scène des moines, des religieuses, des curés, des évêques, des cardinaux, pourvu que l'on dise de grosses injures aux rois, un peu platement ampoulées, cet attrait populaire, qui a encore le mérite de la nouveauté, tient lieu de tout et fait tout passer, pour peu de temps, il est vrai. »
{Correspondance, t. IV, p. 232. — Œuvres, t. XIII.)