L'AMOUR PRIS A LA PIPEE
Am : .Au soin que j'ai pris de ma gloire.
L'amour un soir dans un bocage Descend pour prendre du repos ; En voltigeant sur le feuillage Il est pris par mille gluaux ; Il se débat, se désespère, Tombe, de rameaux en rameaux Aux pieds d'une jeune bergère Qui guettait là d'autres oiseaux.
Sortant de sa cachette, Lise Accourt en l'entendant crier; Mais, dieux ! qu'elle fut sa surprise A l'aspect de son prisonnier !
Quels jolis traits ! quel beau plumage ! Dit-elle, approchant pas à pas ; Si c'est un oiseau de passage, Tâchons qu'il ne m'échappe pas.
Lise aussitôt dans sa volière L'enferme avec rapidité ; L'amour déguise sa colère Sous un air de timidité.
Ah ! lui dit-il, point d'esclavage Pour me ravir ma liberté, Vous n'avez pas besoin de cage ; Car je suis partout la beauté.
Déjà par sa douce éloquence, Lise se sentait attendrir, Lorsque sa mère avec prudence, Lui dit : prends garde, il va s'enfuir ; Ne perds point de temps à l'entendre ; Coupe ses ailes sans tarder; Il est facile de le prendre Et malaisé de le garder.
Par ce conseil, Lise enhardie
Conserva le volage oiseau ;
Elle excita la jalousie
Des jeunes filles du hameau :
Les voilà toutes occupées
A guetter cet oiseau charmant ;
Mais on prétend qu'à ces pipées
C'est toujours l'amour qui les prend.
Septembre. — Les Jeux chevaleresques établis avenue de Neuilly consistent en courses de chars et de chevaux où l'on court la bague avec la lance, soit avec ses propres chevaux, soit avec ceux qui appartiennent à l'administration. Les courses commencent à deux heures et se finissent très tard.
On joue à la bague volante, mais les faveurs de la mode sont pour les pygmées dansants que l'on place sur les pianos, pendant que l'on fait de la musique.
Octobre. — L'établissement des Jeux chevaleresques est devenu tout à fait à la mode. Il joint l'utile à l'agréable. Le dimanche et le jeudi, on y exécute de grandes courses de chevaux à l'instar de Newmarket.
Novembre. — Les jardins publics deviennent déserts ; cependant par le soleil quand il parait, on fréquente encore les montagnes. Nos belles rivalisent d'adresse et d'audace aux Jeux chevaleresques. Les spectacles font fureur et les nouveautés s'y succèdent avec rapidité.
Décembre. — Retour de l'hiver. Ce n'est plus qu'à l'intérieur que l'on trouve plaisirs et divertissements.
On vient d'inventer le jeu des fables ; les fables de La Fonlaine sont mises en action avec des figures coloriées et découpées que l'on arrange avec plus ou moins de patience pour composer le tableau. Les deux premiers cahiers viennent de paraître chez l'auteur M. Lambert aîné et chez Le Fuel.
De la page 191 à la page 211 adresses des marchands chez lesquels les dames doivent se fournir, modistes, fleuristes, plumassières, marchands d'étoffes, de rubans, couturières, tailleurs, lingères, coiffeurs, cordonniers, parfumeurs, et annonces de parfumerie, depuis YEau de Ninon de Lenclos jusqu'à Y Eau miraculeuse qui rend aux visages les plus échauffés l'éclat et la fraîcheur du bel âge.
En 1818 comme aujourd'hui, les parfums jouaient un grand rôle dans la toilette et changeaient de mode tout comme autre chose. Seule ne changeait pas la méthode de les fabriquer. Dans un petit volume fort rare, le Parfumeur François, qui enseigne toutes les manières de tirer les odeurs des fleurs et à faire toutes sortes de compositions de parfums avec le Secret de purger le tabac en poudre et le parfumer de toutes sortes d'odeurs pour le divertissement de la noblesse, l'utilité des personnes religieuses et nécessaire aux baigneurs et perruquiers, par le Sr Barbe, parfumeur. A Lyon, chez Thomas Amaulry, rue Mercier, au Mercure galant, et se vend aussi par lauteur, demeurant chez le Sr Lecoq, rue Ferrandière, vis-à-vis l'image S1 Claude, MDCXCIII, avec permission l'on trouve de curieux renseignements et l'on peut se rendre compte qu'aujourd'hui comme autrefois les procédés sont les mômes pour fabriquer les matières premières de parfumerie, huiles, essences et pommades. Les fleurs employées jadis étaient les roses communes, les roses musquées, les roses de Provin, les jacintes, les violettes, les jonquilles, les narcisses, les fleurs d'orange,
les fleurs de jassemin, les tubéreuses, les cacies ; comme aujourd'hui !
« Les parfums ont toujours joué un grand rôle. Ceux qui sont versés dans la lecture de l'écriture sainte sçavent que dans l'ancien testament, il y avait un autel qu'on appelait l'autel desThimiame qui était celuy où on ne brûlait que des parfums et sur lequel on ne sacrifiait que des odeurs. Il est même expressément marqué en plusieurs endroits que le Seigneur s'est plu dans les odeurs ; les encensements qui étoient si régulièrement observez et prescrits par la loy en sont des preuves suffisantes et l'on n'ignore pas non plus que Salomon, ce Roy si sage et si éclairé avait quantité de filles qui lui préparaient des parfums. La Reyne de Saba le venant voir lui en fit présent de plusieurs sortes. Les présents qui furent faits au Sauveur par les trois Rois dans l'hommage qu'ils luy rendirent furent pour la plupart des parfums ; Magdeleine ne lui exprime pas son amour qu'en épanchant une liqueur prétieuse sur ses pieds ».
« S'il m'est permis de passer de l'histoire sainte à celle de nos jours, le plus grand des monarques qui ait jamais été sur le trône s'est pieu à voir souvent le Sr Martial composer dans son cabinet les odeurs qu'il portoit sur sa sacrée personne. Monsieur le prince de Condé dont la mémoire sera toujours en vénération à la France, faisoit parfumer devant luy par le Sr Charles le tabac et plusieurs choses de cette nature dont il se servait. Le nom de poudre à la Maréchalle n'a été donné que parce que madame la Maréchalle d'Aumont se divertissait à la faire », etc., etc.
De nos jours, une aimable et charmante marquise a fait mieux encore. Elle n'a pas voulu se contenter de faire elle-même des parfums à son usage, et par son intelligente activité elle a su créer dans le Var une admirable culture de jasmins, tubéreuses et violettes. Dans une
usine construite au milieu de la plantation, l'on fabrique sous ses yeux les matières premières extraites des fleurs. Son nom ? il est vénéré et sur les lèvres de tous ceux qui, ruinés par le phyloxéra et la maladie des oliviers de la région ont retrouvé une nouvelle aisance en se livrant à la culture des fleurs de parfumerie qu'ils viennent vendre à la fabrique de Seillans.
Le petit Modiste Français dédié aux dames. A Paris, chez Le Fuel, éditeur libraire, rue S1 Jacques, n° 54, et chez les marchands de nouveautés.
Vol. in-18 de 180 pages suivies de quatre feuillets pour le calendrier.
Titre gravé dans un cadre ovale.
Douze gravures de modes très finement gravées et délicatement coloriées, avec légendes :
1° Chapeau de satin (rose). Robe d'étoffe de soie garnie de tulle. Mante en satin (rose) avec garniture.
2° Chapeau de satin (blanc). Robe de mérinos (blanche) à large taille garnie en velours pensée (façon espagnole).
3° Pantalon large. Gilet à pattes élastiques (habit anglo-français).
4° Promenade de Longchamp. (Au 1er plan, plusieurs personnages des deux sexes, en toilettes très élégantes; au 2me plan, piétons, cavaliers et équipages.)
5° Chapeau de satin à passe rompue. Voile en gaze de laine unie. Robe de mousseline à garnitures de crevés.
6° Chapeau de gaze (lilas). Robe de fantaisie à petites raies avec le bas et les jockeys garnis en mousseline brodée. Sautoir en dentelle noire.
7° Chapeau de crêpe, la passe ornée de tulle et de blonde. Robe de percale à guimpe : (ombrelle bleue).
8° Costume de mariée. Robe de gros de Naples moiré. Souliers blancs aussi moirés. Coiffure mêlée de fleurs d'oranger.
9° Bolivar de percale. Fichu de batiste brodée. Robe de percale ornée de bouillons et garnie de tulle.
10° Chapeau de paille orné d'un fichu de gaze. Robe de percale à corsage froncé horizontalement.
11° Chapeau de gros de Naples garni de gaze. Robe de batiste écrue avec garnitures bordées en ganse plate.
12° Toque et redingotte (vertes) façon Polonaise. Robe riche de mousseline brodée.
Comme en 1819, le texte est composé pour chaque mois d'un compte-rendu de la mode, du bulletin des théâtres, d'anecdotes et de petites poésies légères. La tabletterie du petit Diinckerqne, les porcelaines de Dagoty, les nécessaires de Garnesson, les albums de Giroux, les almanachs de Le Fuel, les écrans de Susse, les parfums de Tessié et les bonbons de Terrier ont joui de la plus grande vogue à l'époque des étrennes. Les divertissements et promenades adoptés par les élégants sont à peu près les mêmes que Tannée précédente.
Longchamp a été plus brillant que jamais, favorisé par un temps superbe. Il y avait trois mille voitures et le prix de location des chaises aux Champs-Elysées, pendant les trois jours, s'est élevé à la somme de vingt mille francs. Voici d'après les couplets du temps le tableau vécu de Longchamp.
Am : Tout çà passe.
Il est deux heures, déjà
Le petit maître s'habille ;
Son tailleur est ce jour là
Fier de l'éclat dont il brille.
Cet homme en habit jonquille,
Cette actrice en satin blanc,
Cette bourgeoise en chenille,
Tout çà marche (ter) vers Longchamp.
Am : La partie carrée.
Fendant la foule qui le presse L'un avec art conduit son tilbury; L'autre en ces lieux promène sa maîtresse
Dans un char qui n'est pas à lui.
Cet élégant qu'un sot orgueil décèle Croit tout Paris de son luxe enchante ; Mais le cheval, la voiture et la belle
Ont un air emprunté (bis).
Am : Ma belle est la belle des belles.
Voici ces belles amazones Qu'escortent mille adorateurs Combien ces aimables personnes Ont aujourd'hui d'admirateurs !
Chacun s'empresse sous leurs traces :
C'est un spectacle très piquant, De voir ainsi courir les grâces Et galoper le sentiment.
Air : Adieu, je vous fuis, bois charmant.
Derrière ce landau brillant Le modeste sapin s'avance ; Comme il faut marcher lentement Il n'enfreint jamais l'ordonnance ;
Il renferme un dissipateur, Qui fait une laide grimace En contemplant son ex-grandeur Dans une voiture de place.
Am : Vaudeville de Vécu de six francs.
Chacun sur l'heure se gouverne Et l'on voit rentrer vers le soir Le gendarme dans sa caserne, La coquette dans son boudoir, L'auteur dans son académie, Le vieux seigneur dans son castel, Le gros anglais dans son hôtel, Le cheval dans son écurie.
En 1896, le Longchamp existe pendant toute la durée du printemps. Beaucoup moins élégant, mais c'est par milliers aussi que Ton compte chaque jour de 5 à 7 1/2 aux Champs-Elysées et à l'avenue du Bois de Boulogne les voitures plus ou moins élégantes, les équipages plus ou moins bien attelés : le matin, les chevaux de selle dans l'allée des Poteaux et à toute heure les bicyclettes avenue des Accacias et allée Marguerite. Le concours hippique est fréquenté en avril comme les jeux chevaleresques autrefois. La semaine du grand prix d'Auteuil et celle du grand prix de Paris, la réunion des courses de Deauville font partie de la vie élégante qui se complète par des rendez-vous de noble compagnie au Polo-Club et à l'île de Puteaux, puis en automne par la vie de château, les chasses à tir des environs de Paris, du Nivernais et du Bourbonnais, les chasses à courre en forêt de Rambouillet, Compiègne et Chantilly sans oublier la Sologne; enfin en hiver par le yachting sur la Méditerranée et les grandes parties de golf (1) au club de la Napoule. Il est aussi fort élégant de louer un Moore en Ecosse pour y tirer le grouse et d'aller voir en juin le soleil de minuit au cap Nord.
Et puisque nous en sommes à mettre en parallèle le présent avec le passé, il fallait en 1818 à une femme à la mode pour composer sa garde-robe : six robes de percale, façons diverses, trois robes de mousseline des Indes avec garniture ; deux redingotes du matin ; une douzaine de chemises (toile de Frise) à petits poignets garnis ; une douzaine de chemises de percale ; une douzaine de chemises de toile, pour la nuit ; six jupons de batiste ; six jupons en percale; six bonnets en batiste, garnis de mousseline festonnée, pour le coucher ; six camisoles
(1) Vieux jeu breton du pays de Cornouailles remis en honneur à Dinard et Cannes par la colonie étrangère.
festonnées, pour le matin ; deux douzaines de mouchoirs de batiste à chiffres ; une douzaine de mouchoirs de toile superfine; six peignoirs de toilette; six canezous en mousseline brodée ; six fichus en percale ; six douzaines de paires de bas; six madras; deux robes de mérinos; un witzchoura en hermine ou en petit gris ; trois cachemires, un blanc, un à larges raies et un noir. — Il n'y a rien de surperilu, ajoute celle qui fait celle note exacte, tous ces articles étant de première nécessité.
Il faut en 1896 : Six robes de foulard ou de surrah et trois costumes en drap léger ou alpaga (corsage forme de veste avec gilet ou devant de couleur) ; quatre robes de bal satins brochés et unis, garnitures très vaporeuses avec corsage gaze de tulle garni de paillettes ou cabochons ; six robes du soir, toilettes de dîner ou de théâtre, satins brochés, garniture tulle ou dentelles; trois robes de visites, d'été, en étoffes légères ; trois d'hiver garnies de fourrures ou grande passementerie; trois collets d'été en gaze et dentelles ; trois d'hiver avec fourrures, le col se relevant ; deux sorties de théâtre ou bal enveloppant toute la toilette en étoffes légères mais chaudement doublées, garniture de plumes et dentelles; une pelisse loutre ou zibeline doublée de salin broché capitonné ; trois boas en plumes, ruches et dentelles ; trois petits manchons assortis aux boas.
Quatre matinées, petit corsage pas ajusté pour le lever, tissu de soie, garnitures de rubans mousseline de soie, dentelles ; jupes assorties, crêpons pelucheux ; pour l'hiver, garniture de cygne ou fourrures ; deux douzaines de chemises en batiste de couleurs tendres, bleu, rose, mauve, façonnées avec plissé et dentelles sans manches, l'épaulette très étroite ; deux douzaines de chemises en batiste ou soie de la plus grande finesse avec entre deux et goussets de dentelle; deux douzaines de chemises de nuit, batiste de couleur ou soie de l'Inde avec flots de
dentelles et grands cols coquilles de dentelles mélangées de rubans.
Douze petits jupons de surrah pareil aux corsets. Ces jupons se garnissent avec grandes dentelles, ruches et plissés en mousseline de soie et crêpons de couleurs variées.
Trois douzaines de mouchoirs du matin assortis aux chemises : mêmes tissus, mêmes dentelles avec ourlets à jour et chiffres brodés.
Deux douzaines de mouchoirs du soir garnis de valenciennes et de point d'Angleterre.
Six douzaines de paires de bas de soie assortis aux robes.
Six douzaines de gants de Suède sans boutons pour la journée.
Quatre douzaines pour le soir montant au-dessus du coude.
Six chapeaux pour chaque saison.
Une douzaine de paires de bottines à boutons, fortes semelles, talons plats. Six paires petits souliers pour toilette de visites. Six paires de petits souliers du soir assortis aux toilettes.
Et les corsets? ne les oublions pas, il en faut six au moins, de satin ou batiste doublés de soie.
Toute cette nomenclature constitue à peine le nécessaire. Excusez du peu !!
Les Folies Parisiennes, nouvel almanach des modes rédigé par le Caprice, membre honoraire de toutes les sociétés, bals, cercles, thés, réunions de France et dédié aux dames. A Paris, chez Louis Janet, successeur de son père, rue S1 Jacques, n° 59. — Imprimerie de Didot l'aîné, chevalier de l'Ordre de Sl-Michel, imprimeur du Roi.
In-18, faux-titre , litre-frontispice gravé orné d'un ileuron finement colorié représentant un buste de femme dont la main droite agite une marotte. 180 pages y compris la table des matières. Six charmantes gravures coloriées dont le sujet est emprunté à des anecdotes insérées dans le volume, jolies scènes très bien composées, les personnages vêtus à la mode de 1819. Bals de Janvier, la Jolie solliciteuse, le Virtuose îles Salons, le Médecin des boudoirs, la Rose a ses épines, le Peintre à la mode.
Le texte se compose d'intéressants articles sur L'histoire des modes, la naissance de la mode, la mode chez les peuples de l'antiquité, au moyen-àge, au commencement du XIXe siècle ; puis revue de chaque mois : lesEtrennes, le Carnaval, l'Ambassadeur Persan, le Panorama de Jérusalem, Longchamp, Tivoli, les Promenades publiques, l'Exposition de l'industrie où le bibliophile admire la Henriade de Didot et le Xenophon d'Eberhart, le Salon dans lequel on remarque le Naufrage de la Méduse, la Galatée de Girodet et le Massacre des Mamelucks de Vernet.
L'Esprit des Femmes. A Paris, chez Louis Janet, libraire, successeur de son père, rue S1 Jacques, n° 59.
Vol. in-18. 46 pages plus un feuillet pour la table, suivies du Petit courrier des dames ; douze feuillets pour les jours et les mois, les six derniers sont surmontés d'un médaillon avec sujets appropriés aux mois. En avril, la Pèche, en octobre, la Récolte des raisins, en novembre, la Chasse à courre, etc.
Le titre-frontispice est gravé et orné d'une petite vignette représentant un buste de femme sur un piédestal aux pieds duquel une lyre, des branches de laurier et un rosier fleuri.
En regard du titre, le couplet-préface suivant :
Am : De la Croisée.
A qui veut faire un almanach
Un bon titre est bien quelque chose.
Quel enthousiasme l'on a
Quand, d'après ce titre on compose ;
Aussi pour nous, c'est un plaisir
D'offrir ce chansonnier aux dames.
On est bien sûr de réussir
Avec Y esprit des femmes.
Six figures gravées au pointillé : Empire des femmes, Talents des femmes, Beauté des femmes. Puissance des femmes, La Boudeuse, La Coquette, très jolies compositions donnant fidèlement les costumes de 1820.
Dans le texte, quelques poésies bien tournées entr'autres celle-ci :