LE CALENDRIER POLITIQUE
ou Prédictions véritables pour les temps écoulés. Il A Paris. 1768. In-12.
Attribué, d'après la France Littéraire, à Voltaire. On sait que parmi les écrits attribués au philosophe de Ferney, se trouve un « Calendrier » dont on n'a pas pu retrouver la trace.
403. — ALMANACH CHRÉTIEN ET MORAL composé de cantiques sur les mystères et sur la mort de la Reine, par M. l'abbé du R*** 1769. || Paris, In-24.
Ne serait-ce point une publication de l'abbé de Raynal ?
[D'après la France Littéraire.]
404. — ALMANACH DANSANT, ou Positions et Attitudes de l'Allemande, avec un discours préliminaire sur l'Origine et l'Utilité de la Danse. Dédié au beau Sexe par Guillaume^Maître de Danse, pour l'année 1769, où se trouve un Recueil de contre-danse et Menuets nouveaux par La Hante, aussi Maître de Danse. || A Paris, chez l'auteur, rue des Arcis, maison du Commissaire. Berthault graveur, rue des Grands Degrés, près celle de Bièvre, vis-à-vis un Grenetier. In-8 carré.
Le titre est gravé par Berthault. Le texte se compose d'un discours sur l'origine et les avantages de la danse et d'une explication des pas de l'Allemande. Le discours, ainsi qu'a soin de l'indiquer l'éditeur, est en partie extrait du Traité de la Danse, de M. de Cahusac. « Si ce petit Ouvrage est assez heureux pour plaire au public, lit-on dans l'avertissement, je me propose d'en donner un nouveau tous les ans sur la même matière. »
Suivent avec un titre spécial, également gravé, 12 estampes, autrement dit douze tableaux représentant deux danseurs, un cavalier et sa dame, exécutant les figures de l'Allemande, montrant la façon de passer de l'un à l'autre, enfin, encore avec un autre titre gravé, un Receuil (sic) de contredances françoises, allemandes, Angloises et Menuets par M. La Hante, avec la description des figures
XVIIIe SIECLE
par M. Landrin, aussi Maître de Danse. Quérard cite sous le même titre un almanach pour l'année 1770 (Paris, Dufour) et une réimpression (Paris, Valade, 1777), du reste sans mentionner aucunes figures.
[Très rare : 60 à 80 fr.]
405. — ALMANACH DE L'INDICA- TEUR FIDÈLE pour l'année 1768, ou Guide des Voyageurs, qui enseigne toutes les routes Royales et particulières de France, et les Chemins de Communication. Détaillé topographiquement où les amateurs trouveront tout ce qu'ils peuvent désirer. || A Paris, chez Desnos, Ingénieur-Géographe du Roi de Danemark, rue St-Jacques, au Globe. 1769 et suite. In-4.
Se vendait : Relié en veau 6 liv., en maroquin avec tablettes, 7 liv. 4 sols.
Figure et cartes avec table des routes. Réimprimé de nouveau en 1771 et 1777 sous les titres de : Etrennes pour l'année ijji, et Etrennes Utiles et nécessaires aux Commerçans et Voyageurs. [Voir plus loin nos 447 et 58 1.]
406. —ALMANACH DE L'ORDRE DE MALTE pour l'année 1769, à l'usage de la noblesse qui se destine à entrer dans cet ordre. || A Paris, de l'Imprimerie de Le Breton, premier Imprimeur ordinaire du Roi et Ordinaire de l'Ordre. 1769. Petit in-8.
Ouvrage attribué au marquis de Beauharnais et destiné aux familles qui voulaient faire entrerieurs enfants dans l'Ordre, donnant tout ce qui a trait à l'établissement, aux Statuts, à la Constitution, à l'état du gouvernement de l'Ordre; avec la liste des chevaliers des trois Langues de France (Langue de Provence, Langue d'Auvergne, Langue de France). Chaque année devait paraître une nouvelle édition, avec les changements survenus dans l'état des chevaliers, prêtres et servants d'armes. Notices historiques sur l'établissement, liste des Grands Maîtres, des hommes illustres, des exploits de l'Ordre.
Curieux à consulter pour les charges et offices. On voit ainsi, parmi les dignitaires, un maître d'hôtel de campagne, un contrôleur de l'argenterie, un « Prudhomme d'infirmerie ». On apprend que « tout Chevalier qui ne mange pas à l'auberge tire du Trésor pour ses tables (sic) quatre Salmes de blé (la salme valant 10 écus), deux casis d'huile, et trente-quatre écus, dix tarins, le tout allant aux environs de deux cents livres de France. » L'état des troupes est également précieux à parcourir. Celles-ci se subdivisent en Gardes du Maréchal, en Gardes de la Bulle, en Compagnies des Auberges ;
leurs fonctions consistant «à faire la garde dans les appartements, à faire la garde aux portes, à accompagner le Grand Maître quand il voyage, à garder les Tours, n
Enfin, et ceci n'est pas le moins intéressant, on y trouve l'état de ce qu'il en coûtait pour obtenir un bref de Grand-Croix. Depuis Rome jusqu'à « l'Esclave de la recette » c'est tout un monde de droits à payer, allant de 3oo à 2 écus. Maître Ecuyer, Chambrier, Ecrivain de la recette, Garde robe et Garçons de S. E., estaffiers, cochers, porteurs, esclaves de la chambre, gardiens et forçats de St-Jean eux-mêmes, toutes les fonctions y avaient vent leur part.
[Broché, vaut de 10 à l5 fr. || Vente Sellière, ex. maroquin, armoiries sur les plats, 45 fr.]
[B. N. — Lc3S.]