‹ Les almanachs français (volume 3)Chapitre 171 sur 280 · LE RÉPERTOIRE DES BELLES · texte numérisé non relu

LE RÉPERTOIRE DES BELLES

Étrennes erotiques et critiques.

S'il est doux de plaire et charmer, Il est encor plus doux d'aimer.

|) Aux Délices, et à Paris, chez la Veuve Duchesne, rue Saint-Jacques. (1782).

In-32.

[D'après un catalogue de l'époque.]

726. — LE RIEUR ÉTERNEL. Almanach chantant. || A Paris, chez Gueffier père, Libraire, Parvis Notre Dame, à la Libéralité. 1782. In-64.

727. — LES RÉJOUISSANCES PARI- SIENNES. H A Paris, chez Cailleau, Imprimeur-Libraire, rue Saint Séverin( 1782). In-32.

Se vendait 6 sols.

[D'après un catalogue de l'époque.]

728. — SOUVENIR A LA HOLLAN- DOISE enrichi de nouvelles Coëffures les plus galantes, où se trouve celle à l'Insurgente. Dédié aux Dames. Avec Tablettes, Perte et Gain. || A Paris, chez Desnos, Ingénieur Géographe et Libraire de Sa Majesté Danoise, rue St Jacques, au Globe. 1782. In-24.

Titre gravé avec texte et douze planches de « coëffures » extraites de la première partie de l' Almanach de la Toilette et de la Coéffure, planches numérotées de I à 12 (voir plus haut, n° 572).

C'était ce que Desnos, pour mieux affrioler son public, appelait de « Nouvelles Coëffures galantes.» La présence de cet almanach confirme ce que je disais à la note de la page 141 (Almanach de la Toilette) et permet de supposer aussi qu'il y a eu encore d'autres titres factices, sous le qualificatif de « Souvenir ».

Comme le précédent Almanach Hollandais (voir n° 275) ce titre avait sa raison d'être dans la popu-

larité que les luttes maritimes des Hollandais avec l'Angleterre donnaient alors aux choses de ce pays.

[Vente Destailleur, ex. mar. r. avec fig. coloriées, 200 fr.]

729. — TABLEAU GÉNÉRAL DE TOUS LES MAITRES MARCHANDS OR- FÈVRES-JOYAILLIERS BIJOUTIERS ; Maîtres reçus en vertu d'Arrêt du Conseil et Lettres-Patentes, Privilège des Galleries du Louvre, Manufacture Royale des Gobelins, Hôpital de la Trinité et École gratuite de Dessin; ensemble la Communauté des Tireurs et Batteurs d'Or, réunie au Corps des Marchands Orfèvres par Édit du Roi, au mois d'Août 1776; et ensuite celle des Maîtres Lapidaires et Joyailliers, par Lettres- Patentes de Sa Majesté, du 17 Mars 1781, enregistrées au Parlement le 25 Mars suivant, le tout avec leurs noms, surnoms et demeures, suivant l'ordre de leurs réceptions audit Corps; arrêté au Bureau de la Maison commune des Marchands Orfèvres, Joyailliers, Tireurs et Batteurs d'Or, le 10 Décembre 1781. (J A Paris, chez P. M. Delaguette, Imprimeur de la Cour des Monnoies, rue de la Vieille-Draperie. M.DCC.LXXXII.

(1782 et suite). Pet. in-12.

Sur le titre vignette aux armes de la corporation : In sacra in que Coronas. Ce tableau qui se publiait annuellement a dû paraître dès la seconde moitié du siècle, toutefois M. Paul Eudeh qui en possède plusieurs années, n'en a pas d'antérieure à 1782. La Direction des Monnaies n'en possède aucun exemplaire.

A partir de 1783 le titre se trouve ainsi modifié et simplifié:

— Tableau Général de tous les maîtres et marchands Orfèvres-Joyailliers-Bijoutiers, batteurs et tireurs d'or. Suivant l'ordre de leurs Réceptions. Année 1786. Il A Paris, chez P. M. Delaguette, Imprimeur, rue de la Vieille-Draperie.

Sous la Révolution le « Tableau » devint :

— Liste de Messieurs les Orfèvres Joyailliers, Bijoutiers, Batteurs et Tireurs d'Or. Les armes de la corporation sont naturellement remplacées par des vignettes au goût du jour. En 1793, le titre porte: « Liste des Citoyens » et les mots « La Loi et le Roi » flanqués de trois fleurs de lis, qui se trouvaient dans une couronne de lauriers, disparaissent.

Enfin, le titre adopté sous le premier Empire fut « Tableau des Symboles de l'Orfèvrerie »,

mais, dès lors, l'annuaire ne parut plus annuellement.

[Coll. Paul Eudel : années diverses. [| Année 1786 : 24 fr. vente Bossuet.]

730. — LE TRÉSOR SPIRITUEL DE LA JEUNESSE. || A Paris, chez Cailleau, Imprimeur-Libraire, rue Saint Séverin.

(1782). In-32.

Se vendait 6 sols. Certes, la jeunesse ne pouvait pas se plaindre d'avoir à si bon compte un « trésor d'esprit. »

[D'après un catalogue de l'époque.]

73 1. — LE VRAI PRÉSENT DE LA GAIETÉ. Ëtrennes Chantantes. || A Paris, chez l'Esclapart fils, Libraire, Pont Notre-Dame. (1782). In-32.

Voici un almanach d'une gaieté assez particulière, peu commune, en tout cas, au xvin* siècle. Il s'agit, en effet, en ce « présent », de cantiques édifiants, de sentiments pieux, de prières ferventes présentés à la jeunesse sur des airs agréables et connus.

732. — ALMANACH BIENFAISANT ou Étrennes aux belles âmes. [Épigraphe :] Imperat aut servit collecta pecunia cuique. Horace, Ep. X. Liv. 1. || A Paris, chez la Veuve Duchesne, rue Saint-Jacques. 1783-1787. In-24.

Recueil de traits de bienfaisance choisis en vue d'émouvoir l'âme. « Chaque siècle a ses vertus particulières » dit l'auteur, « le nôtre préconise l'humanité, la bienfaisance. »

[B. N. Année 1787.]

733. — ALMANACH DES VARIÉTÉS AMUSANTES, contenant des Tableaux changeans gravés en taille douce. || A Paris, chezCrépy. 1783 et 1784. 2 années. In-24. Prix : l fr* 20.

Très certainement, devait être, comme les publications détaillées plus loin (Voir nos 821 et 822.) une série de planches gravées donnant, par superpositions, des sujets différents.

[D'après un catalogue de l'époque.]

734. - ALMANACH DU VOYAGEUR A PARIS, Contenant une description intéressante de tous les Monuments, Chefs-d'œuvre des Arts et Objets de curiosité que renferme cette Capitale; Ou-

vrage utile aux Citoyens et indispensable pour l'Étranger. Par M. T***** Année 1783. = Prix cinquante sols broché. || A Paris, chez Hardouin, Libraire, rue des Prêtres S1 Germain l'Auxerrois, Et à Versailles, chez Poinçot.

(1783-1787 : 5 années). In-12.

En tête de l'année 1783 est un avis de l'Editeur disant que l'almanach, bien différent de celui qui a paru, sous le même titre, les années précédentes, (voir plus haut n° 621) a rassemblé des notes intéressantes sur les Académies, sur les Arts, sur l'Education et des détails sûrs et exacts sur les monuments. Il invite les Architectes qui seraient chargés de quelques ouvrages publics à lui en faire parvenir les détails.

Rédigé par Luc-Vincent Thiéry. Plusieurs notices sont dues aux architectes Chalgrin, Cherpitel, Brongniard, Louis, le Noir, le Romain. On y trouve, rangés par ordre alphabétique, — rues, choses et gens, — tout ce que contiennent nos guides modernes, et de précieux détails sur les cabinets de tableaux et de curiosités. Calendrier.

[Catalogué 4 et 5 fr. suivant l'état.]

735. — L'AMOUR JUGE ou le Congrès de Cythère, Traduit de l'Italien de M. le comte Algarotti. Étrennes pour la présente année. [Épigraphe:] Il est mille façons d'aimer. || A Cythère, Et se trouve à Paris, chez Onfroy, Libraire, quai des Augustins. 1783. In-18.

Ravissant frontispice, signé Queverdo Del. et Sculp., représentant le Congrès de Cythère (Femmes en costumes Louis XVI, devant le tribunal de l'Amour).

Calendrier pour 1783.

[Coll. de Savigny.]

7 36. — ANNÉE HISTORIQUE OU CALENDRIER EN FORME DE JOUR- NAL, dédié à Monseigneur le Duc d'Orléans, premier prince du Sang, pour l'année m.dcc.lxxxiii. Il A Paris, chez la Vve d'Houry et Fils, Imprimeurs-libraires de Mgr le Duc d'Orléans et de Mgr le Duc de Chartres, rue Saint-Séverin et de Hautefeuille, près celle des Deux Portes. In-24.

C'est un calendrier contenant diverses indications sur les révolutions planétaires, le comput, la durée du jour, etc. La nomenclature des saints de chaque mois est suivie d'un certain nombre de pages blanches. Vient ensuite un tableau des « Fastes de la maison d'Orléans », et, rapprochement piquant, diverses indications sur la rente, le revenu et le fonctionnement des fonds d'Etat.

XVIIIe SIECLE

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